Le 19 mars 2026, selon nos confrères de Numerama, le département américain de la Justice a inculpé trois personnes liées à Super Micro Computer, une entreprise californienne de serveurs cotée en bourse. Ces individus sont soupçonnés d'avoir mis en place un important réseau de contrebande de semi-conducteurs à destination de la Chine, principal concurrent technologique des États-Unis.

Ce qu'il faut retenir

  • Yih-Shyan « Wally » Liaw, cofondateur de Super Micro Computer, fait partie des inculpés
  • Le réseau de contrebande utilisait des serveurs contrefaits pour écouler des puces Nvidia en Chine
  • L'action de Super Micro a chuté de 12 % suite à ces révélations
  • Les trois accusés risquent jusqu'à 30 ans de prison fédérale

Un réseau sophistiqué et des méthodes ingénieuses

Les personnes inculpées, dont Yih-Shyan « Wally » Liaw, ont été accusées de conspiration pour acheminer des milliards de dollars de matériel technologique vers des acheteurs chinois en contournant les lois américaines sur l'exportation. Les composants en question sont des processeurs graphiques fabriqués par Nvidia, cruciaux pour le développement de l'intelligence artificielle.

Des manipulations surprenantes

Pour tromper les contrôles, les accusés auraient produit de faux serveurs vides, destinés à passer pour du matériel authentique lors des vérifications. L'astuce qui a fait grand bruit est l'utilisation d'un sèche-cheveux pour décoller et recoller les étiquettes de numéros de série des vrais serveurs sur les répliques contrefaites, comme l'ont révélé des caméras de surveillance.

Coopération et conséquences

Super Micro a affirmé collaborer pleinement avec l'enquête, soulignant que l'entreprise n'était pas directement impliquée, mais uniquement des individus en son sein. Les trois responsables incriminés ont été suspendus ou mis en congé, avec des répercussions immédiates sur la société, dont une chute de 12 % de son action en after-hours.

Et maintenant ?

Les procédures judiciaires devraient se poursuivre, avec des peines potentiellement lourdes pour les accusés. Nvidia, de son côté, coopère étroitement pour éviter de telles fraudes à l'avenir.