Victor Wembanyama, le leader des Spurs, a été victime d'une commotion cérébrale lors du match 2 des playoffs entre San Antonio et Portland, selon RMC Sport. Le médecin de l’équipe de France de basket et consultant médical pour la NBA, Geoffrey Wandji, analyse cette blessure et ses conséquences.

La commotion cérébrale de Victor Wembanyama a été diagnostiquée après un violent choc à la tête lors du match. Geoffrey Wandji explique que « ce sont toujours des images assez impressionnantes, même si ça l’est encore plus au ralenti qu’à vitesse réelle ». Il précise que « Victor n’a pas eu la possibilité de contrôler la chute avec ses membres supérieurs puisqu’il était déséquilibré, donc il n’a pas pu anticiper le contact avec le sol ».

Ce qu'il faut retenir

  • Victor Wembanyama a subi une commotion cérébrale lors du match 2 des playoffs entre San Antonio et Portland.
  • Le médecin Geoffrey Wandji analyse cette blessure et ses conséquences.
  • La commotion cérébrale est une blessure qui nécessite un traitement et un repos suffisant pour éviter les complications.

Les conséquences de la commotion cérébrale

Geoffrey Wandji souligne que « toutes les commotions sont différentes » et que « lui a réagi en se relevant et en rentrant au vestiaire en petites foulées, c’est un signe à prendre en compte ». Il explique que « le fait qu’il ait été capable de trottiner, ça veut dire qu’il n’avait pas de gêne à ce moment-là, mais une commotion cérébrale, ça s’évalue déjà sur les 48 premières heures ». Il précise que « c’est la période clé » et que « il faudra voir comment il se sent ».

Le médecin explique que « une commotion cérébrale, c’est un choc entre le cerveau et la boîte crânienne qu’il y a autour » et que « c’est une surface souple dans une surface rigide ». Il souligne que « en fonction de la localisation du choc, on peut avoir des signes différents » et que « c’est un peu l’effet airbag ». Il précise que « normalement, une commotion cérébrale, c’est quelque chose de réversible à 100% », mais que « il faut faire en sorte que le cerveau récupère et puisse récréer son système d’airbag avant d’en déclencher une nouvelle ».

Le traitement et la durée d'indisponibilité

Geoffrey Wandji explique que « la manière de le traiter, c’est repos, repos, repos » et que « c’est un processus de cicatrisation naturelle du cerveau ». Il précise que « il faut se laisser du temps et surtout réévaluer, pour voir où on en est ». Il souligne que « il y a des tests neuropsychologiques qui sont faits en amont dans les franchises » et que « quand il y a une période de commotion, on va reproduire et comparer ces tests pour revenir à l’état de base ».

Il explique que « Victor va être réévalué pendant les 48 prochaines heures » et que « l’idée, c’est de voir s’il y a des symptômes ». Il précise que « est-ce qu’il a des maux de tête ? Est-ce qu’il est gêné par la lumière, le bruit, des troubles de la mémorisation, de la concentration ou de l’équilibre ? ». Il souligne que « la reprise se fait uniquement quand on constate l’absence de tous ces signes cliniques, en reprenant progressivement l’effort pour voir s’il n’y a pas la réapparition de ces signes ».

Et maintenant ?

Geoffrey Wandji souligne que « rien n’indique que Victor sera prêt à reprendre dès ce week-end à Portland » et que « aujourd’hui, c’est l’incertitude ». Il explique que « le staff des Spurs est très précautionneux » et que « ils ont l’habitude de la NBA et une culture européenne avec leur staff médical ». Il précise que « l’objectif, c’est vraiment de limiter le risque pour Victor ».

Il souligne que « il y a un autre paramètre qui peut compliquer les choses, c’est quand le cerveau n’a pas encore atteint pleinement sa maturation ». Il explique que « on dit souvent que c'est le cas à l’âge de 21 ans » et que « Victor sort un peu de cette zone puisqu’il a 22 ans ». Il précise que « ça fait partie des critères qui vont amener une vigilance particulière autour de lui ».

Geoffrey Wandji conclut que « au basket, les commotions cérébrales, ça arrive régulièrement » et que « avant, c’était très sous-estimé ». Il explique que « on disait que ce n’était pas grave d’avoir la tête qui tourne et on retournait sur le terrain ». Il souligne que « avec l’avancée de la médecine du sport et de la surveillance de la partie neurologique, on fait beaucoup plus attention à ces signaux ».

Victor Wembanyama devra donc suivre un traitement et un repos suffisant pour éviter les complications et permettre à son cerveau de récupérer. Le staff des Spurs sera vigilant et prendra les décisions nécessaires pour limiter les risques et assurer la santé de leur joueur.

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