Une centaine de passagers d’un vol Ryanair se sont retrouvés bloqués dans la nuit de lundi à mardi 21 avril à l’aéroport d’Ostende, en Belgique, après que leur appareil ait été dérouté à 160 km de sa destination initiale. Selon Ouest France, l’avion, parti de Bergame en Italie à destination de Bruxelles-Charleroi, n’a jamais pu se poser sur la piste prévue en raison de conditions météorologiques défavorables. La compagnie low-cost n’aurait ensuite proposé aucune solution concrète pour permettre aux voyageurs de rejoindre leur destination.
Ce qu'il faut retenir
- Un vol Ryanair reliant Bergame à Bruxelles-Charleroi a atterri à Ostende, soit 160 km plus loin, dans la nuit du 20 au 21 avril 2026.
- Les passagers, au nombre d’une centaine, n’ont reçu aucune proposition de transport pour rallier Bruxelles.
- Le déroutement serait dû à des conditions météorologiques défavorables sur l’aéroport de Charleroi.
- La compagnie n’a pas communiqué sur les raisons du choix d’Ostende comme destination alternative.
- L’incident s’inscrit dans un contexte de perturbations récurrentes liées aux conditions météo en Europe au printemps.
Un atterrissage nocturne dans un aéroport secondaire
Le vol FR8927, parti de Bergame-Orio al Serio en Italie, devait initialement se poser à Bruxelles-Charleroi, l’un des principaux hubs low-cost en Belgique. Pourtant, l’appareil a finalement atterri à Ostende, un aéroport moins fréquenté situé sur la côte belge. Selon les témoignages recueillis par Ouest France, les passagers, surpris par ce changement de dernière minute, ont été accueillis dans une zone de l’aéroport sans information claire sur la suite des événements.
Contactée par le quotidien, Ryanair n’a pas immédiatement répondu aux demandes d’explications. « Nous sommes au courant de la situation et travaillons avec les autorités locales pour organiser le transport des passagers », a indiqué un porte-parole de la compagnie, cité par Ouest France. Pourtant, aucun détail n’a été communiqué sur les modalités pratiques de ce transport.
Des voyageurs livrés à eux-mêmes en pleine nuit
Dans la nuit du 20 au 21 avril, les passagers se sont retrouvés sans solution pour rejoindre Bruxelles, à plus d’une heure de route. Certains ont tenté de négocier des trajets en taxi ou en covoiturage, tandis que d’autres ont dû patienter des heures dans l’enceinte de l’aéroport. « On nous a juste dit de rester sur place, sans savoir quand ou comment on pourrait partir », a témoigné un voyageur, contacté par Ouest France.
Les conditions météo, souvent citées comme raison du déroutement, ont effectivement perturbé plusieurs vols en Europe ce soir-là. À Bruxelles-Charleroi, des rafales de vent et une visibilité réduite avaient conduit à des annulations et retards importants. Pour autant, le choix d’Ostende, pourtant situé à plus de 160 km de Charleroi, reste inexpliqué.
Quels recours pour les passagers ?
En vertu du règlement européen CE 261/2004, les passagers victimes de perturbations de vol peuvent prétendre à une indemnisation, notamment en cas d’annulation ou de retard important. Cependant, ce texte ne couvre pas explicitement les cas de déroutement vers un aéroport éloigné, sauf si le transporteur n’assure pas le transfert vers la destination initiale.
Ryanair, souvent pointée du doigt pour ses pratiques commerciales, n’a pas encore précisé si elle comptait indemniser les voyageurs ou simplement rembourser leur billet. Les associations de consommateurs, comme l’UFC-Que Choisir, recommandent de conserver tous les justificatifs (billets, reçus de dépenses) et de saisir le service client de la compagnie en priorité. « Les passagers ont des droits, même dans ce type de situation inhabituelle », a rappelé un représentant de l’association.
En attendant, les passagers concernés restent dans l’expectative, certains ayant déjà dû prendre sur leurs économies pour regagner Bruxelles par leurs propres moyens. La question des indemnisations et des compensations logistiques promises par Ryanair reste, pour l’instant, sans réponse officielle.
Selon le règlement européen CE 261/2004, les passagers peuvent prétendre à une indemnisation si le déroutement entraîne un retard de plus de trois heures à l’arrivée à destination finale. Ils ont également droit à une assistance (repas, hébergement si nécessaire) en cas de perturbation. Cependant, chaque situation est évaluée individuellement par les autorités compétentes.