Les autorités américaines ont promis vendredi d'assurer la coque, les machines et le fret des bateaux circulant dans le Golfe persique pour essayer de relancer le trafic dans le détroit d'Ormuz, selon nos confrères de BFM Business. Ce détroit, situé entre l'Iran et Oman, est un couloir étroit où passe habituellement 20% du pétrole consommé dans le monde.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le trafic y est quasi-paralysé, ce qui a fait bondir les cours du gaz et du pétrole et menace de dégénérer en crise économique mondiale. Les autorités iraniennes ont revendiqué des attaques contre des pétroliers ces derniers jours, ce qui a semé la peur parmi les assureurs, les armateurs et les équipages.
Ce qu'il faut retenir
- Les États-Unis mettent 20 milliards de dollars sur la table pour essayer d'éviter la catastrophe.
- Le plan de réassurance maritime vise à assurer les bateaux contre les risques de guerre.
- La marine américaine se prépare à escorter les navires dans le Golfe.
Le plan de réassurance maritime
Les Américains ont promis vendredi d'assurer les bateaux « contre les risques de guerre », jusqu'à 20 milliards de dollars et « de manière continue ». L'assurance se concentrera initialement sur la coque et les machines ainsi que sur le fret, ont précisé le Trésor américain et la Société américaine de financement du développement international (DFC).
« Nous sommes convaincus que notre plan de réassurance permettra au pétrole, à l’essence, au gaz naturel liquéfié, au kérosène et aux engrais de traverser le détroit d’Ormuz et de reprendre leur acheminement vers le monde entier », a déclaré Ben Black, le directeur du DFC.
Les réactions
Certains observateurs sont sceptiques quant à l'efficacité de ce plan, alors que la sécurité n'est toujours pas garantie. « Tant qu'ils continueront à tirer des roquettes ou à utiliser des drones contre les navires marchands, ce sentiment d’insécurité persistera », confie Martín Izaguirre Salgado, un marin bloqué sur un pétrolier dans le Golfe.
La banque Goldman Sachs a prévenu que « les prix du pétrole dépasseraient probablement les 100 dollars la semaine prochaine si aucun signe de solution [pour rétablir le trafic par le détroit d'Ormuz] n'apparaît d'ici là ».
La situation reste tendue, et les conséquences d'une crise économique mondiale pourraient être graves. Les États-Unis et les autres pays concernés doivent continuer à travailler pour trouver une solution diplomatique à ce conflit.
