Une affaire de violation de brevets secoue le monde de l'automobile, mais les protagonistes ne sont pas ceux que l'on pourrait attendre. En effet, Xiaomi se retrouve dans la tourmente, non pas suite à des plaintes de Porsche ou Ferrari, mais de la part de Yanlu New Energy, un petit fabricant chinois de véhicules LSEV.
Ce qu'il faut retenir
- Yanlu New Energy conteste trois brevets de design de Xiaomi concernant les pare-chocs avant/arrière et le phare avant.
- Le dépôt du brevet du phare par Xiaomi en janvier 2023, validé en mars 2025, a ouvert une fenêtre juridique.
- La plainte de Yanlu New Energy remet en question la légitimité des brevets de Xiaomi.
Des accusations surprenantes
Alors que Xiaomi avait déjà été critiqué pour le design de sa première voiture électrique SU7, qualifiée de copie de la Porsche Taycan, c'est cette fois un tout autre acteur qui s'en prend à la société chinoise. Yanlu New Energy, spécialisé dans les tricycles et quadricycles électriques sous la marque Yunlei, conteste vigoureusement trois brevets de design de Xiaomi portant sur des éléments esthétiques majeurs de leurs véhicules.
Un contexte complexe
La chronologie des dépôts de brevets complique l'affaire. En effet, le dessin du phare, déposé par Xiaomi en janvier 2023, n'a été validé qu'en mars 2025. Cette période de "sous-marin" a potentiellement laissé l'opportunité à des acteurs comme Yanlu New Energy de s'inspirer du design sans enfreindre directement les brevets.
