Le président de la transition malgache, Michaël Randrianirina, a vivement réagi ce week-end à l’incident survenu vendredi soir à Antananarivo. Selon RFI, deux drones suspects ont survolé son convoi présidentiel, déclenchant une mobilisation des autorités pour identifier les responsables. Dans un discours diffusé samedi 5 juillet 2026, le chef de l’État de transition a dénoncé une manœuvre visant à semer la panique parmi la population et a appelé les Malgaches à signaler toute information utile aux forces de l’ordre.
Ce qu'il faut retenir
- Deux drones suspects ont survolé le convoi présidentiel vendredi soir à Antananarivo, selon les autorités malgaches.
- Le président de la transition, Michaël Randrianirina, a dénoncé une tentative de « créer la psychose » parmi la population.
- Il a exhorté les Malgaches à dénoncer les responsables auprès des autorités compétentes.
- L’incident s’inscrit dans un contexte de tensions politiques persistantes sur l’île.
Un survol nocturne aux conséquences politiques immédiates
L’incident s’est produit vendredi 4 juillet 2026 en fin de soirée dans la capitale malgache. Selon les autorités, deux drones non identifiés ont évolué à basse altitude au-dessus du trajet du convoi présidentiel. Aucune collision n’a été signalée, mais l’événement a immédiatement suscité l’inquiétude des services de sécurité, qui ont ouvert une enquête pour déterminer l’origine et les motivations des pilotes.
Dans un discours retransmis par les médias locaux, Michaël Randrianirina a qualifié l’acte de « grave provocation » et a mis en garde contre toute tentative de déstabilisation. « On cherche à créer un climat de peur, mais nous ne nous laisserons pas intimider », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de maintenir l’ordre et la stabilité dans le pays.
Un appel à la mobilisation citoyenne pour faire la lumière sur l’affaire
Le président de la transition a appelé la population à jouer un rôle actif dans le rétablissement des faits. « Je demande à tous les Malgaches qui auraient des informations de les transmettre aux autorités sans délai », a-t-il déclaré, soulignant que la transparence était essentielle pour éviter toute spéculation. Les forces de l’ordre ont d’ores et déjà lancé des appels à témoins, tandis que les services de renseignement examinent les images disponibles pour identifier les auteurs présumés.
Cette affaire survient dans un contexte politique particulièrement tendu à Madagascar, où le processus de transition, lancé après la crise de 2023, peine à rétablir pleinement la confiance entre les institutions et la population. Les observateurs s’interrogent sur la capacité des autorités à faire face à de telles provocations sans aggraver les divisions internes.
« On cherche à créer un climat de peur, mais nous ne nous laisserons pas intimider. » — Michaël Randrianirina, président de la transition malgache, le 5 juillet 2026.
Les investigations se poursuivent, avec l’espoir de faire la lumière sur cet événement et de dissuader toute nouvelle tentative de déstabilisation.