Chaque année, des centaines de bacheliers ambitieux quittent leur région pour rejoindre les bancs de la prépa Sainte-Geneviève, plus connue sous le nom de « Ginette ». Selon Le Figaro, cet établissement privé situé à Versailles prépare, en deux ans, les étudiants aux concours d’excellence des écoles d’ingénieurs et de commerce les plus prestigieuses : Polytechnique, CentraleSupélec, Mines-Ponts, HEC ou encore l’École normale supérieure (ENS).
Ce qu'il faut retenir
- Une prépa privée située à Versailles, Sainte-Geneviève, surnommée « Ginette » par ses élèves.
- Elle accueille chaque année des bacheliers venus de toute la France pour une formation intensive de deux ans.
- Les concours préparés ciblent les écoles d’ingénieurs et de commerce les plus sélectives : Polytechnique, CentraleSupélec, Mines-Ponts, HEC et l’ENS.
- L’établissement mise sur des « méthodes éprouvées » pour maximiser les chances de réussite de ses élèves.
Niché dans l’enceinte du lycée Sainte-Geneviève, un établissement historique fondé en 1854, le campus de Ginette est un lieu à part dans le paysage éducatif français. D’après Le Figaro, l’établissement se distingue par son approche pédagogique, souvent qualifiée de « militarisée » par ses détracteurs, mais saluée par ses anciens élèves pour son efficacité. Les étudiants, sélectionnés sur dossier et parfois sur entretien, suivent un rythme soutenu : cours théoriques, séances de travaux dirigés et colles (interrogations orales) quasi quotidiennes.
« Ici, on ne rigole pas », confie un élève de première année sous couvert d’anonymat. « La pression est constante, mais c’est le prix à payer pour intégrer une grande école. » Le taux de réussite aux concours de Ginette est régulièrement cité parmi les meilleurs de France. En 2025, par exemple, près de 80 % des élèves ont intégré une école du top 5 des classements, selon les chiffres communiqués par l’établissement. Ces résultats s’expliquent en partie par une organisation rodée : des plannings stricts, un suivi individualisé et un environnement conçu pour minimiser les distractions.
« Notre objectif n’est pas seulement de former des cracks, mais de leur donner les outils pour réussir dans un système ultra-sélectif. »
— Un professeur de mathématiques de Ginette, interrogé par Le Figaro
Côté finances, l’accès à Ginette a un coût. Les frais de scolarité s’élèvent à environ 15 000 euros par an, un montant qui exclut de facto une partie des candidats. Pour contourner cet obstacle, certains étudiants bénéficient de bourses ou de prêts étudiants, tandis que d’autres optent pour des emplois à temps partiel. Malgré ce coût, la demande reste forte : chaque année, plus de 2 000 dossiers sont déposés pour seulement 300 à 350 places disponibles.
L’établissement mise aussi sur son réseau d’anciens élèves, un atout majeur dans un milieu où les contacts et les recommandations jouent un rôle clé. « Le carnet d’adresses de Ginette ouvre des portes », explique un ancien élève devenu ingénieur chez Safran. « Lors des entretiens, les recruteurs savent immédiatement que vous avez suivi une formation exigeante. »
Sur le plan académique, Ginette continue d’ajuster ses méthodes en fonction des évolutions des concours. L’introduction de l’épreuve de « mathématiques expertes » au baccalauréat en 2021 a par exemple conduit l’établissement à renforcer ses enseignements dans ce domaine. Autant dire que la course à l’excellence est loin d’être terminée.
Les candidats sont sélectionnés sur dossier, avec une attention particulière portée aux notes obtenues en première et terminale, notamment en mathématiques et en physique. Certains passent également un entretien de motivation. En 2025, moins de 15 % des dossiers déposés ont été retenus.
Les frais de scolarité s’élèvent à environ 15 000 euros par an. Certains élèves bénéficient de bourses ou de prêts étudiants, tandis que d’autres combinent leurs études avec des emplois à temps partiel, notamment dans des secteurs comme le tutorat ou la correction de copies.