La Fédération française de rugby (FFR) a été mise en examen dans l’enquête sur la disparition en mer de Mehdi Narjissi, survenue le 7 août 2024 lors d’un rassemblement de l’équipe de France U18 en Afrique du Sud. Florian Grill, son président, a été auditionné dans ce cadre et a catégoriquement écarté toute responsabilité de l’institution qu’il dirige, selon Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Mehdi Narjissi, 17 ans, a disparu le 7 août 2024 lors d’une sortie en mer avec l’équipe de France U18 en Afrique du Sud.
- La FFR a été mise en examen dans cette affaire.
- Florian Grill, président de la FFR, a été auditionné et a nié toute responsabilité de la fédération.
- L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de la disparition.
Un drame qui interroge l’organisation des rassemblements sportifs
Le jeune joueur de rugby Mehdi Narjissi, alors âgé de 17 ans, a disparu lors d’une sortie en mer organisée dans le cadre d’un stage de préparation avec l’équipe de France des moins de 18 ans. Cet accident s’est produit en Afrique du Sud, où l’équipe effectuait un rassemblement à l’été 2024. Depuis cette date, les circonstances de sa disparition restent inexpliquées, et l’enquête judiciaire se poursuit pour établir les responsabilités éventuelles.
C’est dans ce contexte que Florian Grill, président de la FFR depuis 2023, a été entendu par les autorités. Interrogé sur d’éventuelles fautes de la fédération dans l’organisation de cette sortie, il a fermement rejeté toute idée de responsabilité institutionnelle. Selon ses déclarations rapportées par Ouest France, la FFR ne saurait être tenue pour accountable dans ce drame.
La FFR mise en examen : un statut juridique qui soulève des questions
Le fait que la Fédération française de rugby ait été placée sous le statut de mise en examen par les magistrats instructeurs marque une étape particulière dans cette affaire. Ce statut juridique indique que des indices sérieux laissent présumer l’existence d’une infraction et que la FFR pourrait être tenue pour responsable, au moins partiellement, des événements ayant conduit à la disparition de Mehdi Narjissi.
Pour Florian Grill, cette mise en examen ne se justifie pas. Dans ses propos tenus lors de son audition, il a insisté sur le fait que la FFR avait agi « dans le strict respect des protocoles de sécurité » en vigueur à l’époque des faits. Il a également rappelé que les activités encadrées par la fédération, y compris les sorties en mer, étaient supervisées par des professionnels qualifiés et conformes aux normes internationales.
« Nous avons toujours veillé à ce que nos rassemblements soient organisés dans les meilleures conditions de sécurité possibles. La mise en examen de la FFR nous semble disproportionnée au regard des procédures suivies »
— Florian Grill, président de la FFR
Les suites de l’enquête et les zones d’ombre persistantes
Alors que l’enquête judiciaire avance, de nombreuses questions subsistent sur les conditions exactes de la disparition de Mehdi Narjissi. Les investigations portent notamment sur le déroulement de la sortie en mer, les décisions prises ce jour-là, ainsi que sur le rôle éventuel de la fédération dans la planification ou la supervision de l’activité.
Les proches du jeune joueur, ainsi que plusieurs observateurs du monde sportif, ont exprimé leur incompréhension face à la mise en examen de la FFR. Certains estiment que cette décision reflète une volonté de clarifier l’ensemble des responsabilités, tandis que d’autres y voient une pression excessive sur une fédération déjà fragilisée par plusieurs crises récentes.
Cette affaire rappelle par ailleurs l’importance des débats autour de la sécurité dans le sport de haut niveau, notamment lors des rassemblements à l’étranger où les marges de manœuvre des fédérations sont parfois réduites. Les prochains mois devraient apporter des éclairages supplémentaires sur les responsabilités en jeu.
La FFR a été placée sous le statut de mise en examen car les magistrats instructeurs estiment qu’il existe des indices sérieux laissant présumer une infraction ou une responsabilité, au moins partielle, dans l’organisation de la sortie en mer ayant conduit à la disparition de Mehdi Narjissi. Ce statut juridique ne présume pas de la culpabilité, mais permet aux enquêteurs d’approfondir leurs investigations sur le rôle éventuel de la fédération.