À un an de l’élection présidentielle de 2027, la gauche, qu’elle soit partisane ou syndicale, multiplie les propositions pour réduire le temps de travail et augmenter la fiscalité. Selon Le Figaro – Politique, ces mesures, qualifiées de « vieilles lunes » par l’éditorialiste Guillaume Tabard, marquent un retour en arrière par rapport aux réformes engagées ces dernières années.

Alors que François Bayrou avait proposé en 2022 la suppression de deux jours fériés pour réduire les déficits publics, une idée rapidement abandonnée, son successeur à Matignon, Sébastien Lecornu, a immédiatement écarté cette piste dès son arrivée. De même, François Hollande, élu en 2012 en promettant de faire de la finance son « ennemi », avait finalement adopté une politique de l’offre. Pourtant, à l’approche du scrutin de 2027, la gauche semble vouloir tourner le dos à ces virages libéraux.

Ce qu'il faut retenir

  • La gauche propose d’ajouter un jour férié supplémentaire le 8 mars, selon la CGT.
  • La France insoumise (LFI) suggère la création de sept jours fériés supplémentaires.
  • Ces propositions s’inscrivent dans une logique de réduction du temps de travail et d’augmentation de la fiscalité.
  • Le débat survient alors que la gauche cherche à se repositionner face à la majorité présidentielle.

Des propositions jugées irréalistes par leurs détracteurs

Les propositions avancées par la gauche, qu’elles viennent des syndicats comme la CGT ou des partis politiques comme La France insoumise, suscitent des réactions mitigées. D’un côté, certains y voient une tentative de répondre aux attentes sociales en matière de réduction du temps de travail et de justice fiscale. De l’autre, leurs détracteurs, comme Guillaume Tabard dans Le Figaro – Politique, qualifient ces idées de « chimères » et de « bond en arrière ».

La CGT a notamment proposé de créer un jour férié dédié au 8 mars, une mesure symbolique mais coûteuse. De son côté, La France insoumise, dirigée par Jean-Luc Mélenchon, va plus loin en suggérant l’ajout de sept jours fériés supplémentaires. Autant dire que ces propositions, si elles étaient mises en œuvre, modifieraient profondément le calendrier français et alourdiraient la charge administrative pour les entreprises.

« Qu’il paraisse loin, le temps où François Bayrou proposait la suppression de deux jours fériés pour réduire les déficits ! »
— Guillaume Tabard, Le Figaro – Politique

Ces idées ne sont pas nouvelles. En 2012, François Hollande, élu sur un programme de rupture avec la finance, avait finalement adopté une politique économique plus libérale. Pourtant, à l’approche de 2027, la gauche semble vouloir revenir à des propositions plus radicales en matière de réduction du temps de travail et d’augmentation des impôts.

Un contexte politique marqué par des tensions internes

Cette offensive de la gauche survient dans un contexte où les fractures entre les différents courants politiques et syndicaux sont particulièrement visibles. À Saint-Ouen, par exemple, la « guerre du poulet » a illustré les divisions au sein de la gauche. De même, les tensions autour du 1er Mai et de la semaine de 4 jours montrent que le débat sur le temps de travail reste un sujet de discorde.

La question du financement de ces mesures est également centrale. Augmenter les impôts pour financer des jours fériés supplémentaires ou une réduction du temps de travail soulève des interrogations sur la viabilité économique de ces propositions. Les syndicats et les partis de gauche devront justifier comment ces mesures seraient mises en œuvre sans alourdir davantage le déficit public.

Et maintenant ?

À un an de l’élection présidentielle, ces propositions pourraient alimenter le débat politique, mais leur mise en œuvre réelle reste incertaine. Les partis de gauche devront préciser comment ils comptent financer ces mesures, et les électeurs jugeront de leur crédibilité. Une chose est sûre : le débat sur le temps de travail et la fiscalité ne sera pas clos de sitôt.

En attendant, les partis de gauche devront clarifier leurs positions. La France insoumise et la CGT, en particulier, seront sous les projecteurs lors des prochaines mobilisations sociales. Leur capacité à convaincre la population de la pertinence de ces mesures sera déterminante pour l’avenir de leurs projets.

La CGT propose d’ajouter un jour férié le 8 mars, tandis que La France insoumise suggère la création de sept jours fériés supplémentaires.

Elles sont jugées irréalistes par leurs détracteurs, qui les qualifient de « chimères » et de « bond en arrière ». Leur coût pour les entreprises et l’État est également pointé du doigt.