Un nouveau rebondissement agite le milieu du trot en Normandie. Marius Coignard, entraîneur de chevaux de course mis en examen en 2025 pour viol, aurait pu continuer à exercer son activité de façon non officielle grâce à un système de prêt de nom. C’est du moins ce que suspecte la Société du trotteur français, organisatrice des courses de trot, qui a suspendu Max Izaac, un autre entraîneur basé en Normandie, à titre conservatoire. Ces révélations, rapportées par Ouest France, soulèvent des questions sur les mécanismes de contournement des interdictions professionnelles dans ce secteur.

Ce qu'il faut retenir

  • Marius Coignard, entraîneur de trot, est interdit d’exercer depuis 2025 après une mise en examen pour viol.
  • La Société du trotteur français soupçonne un recours à un « prêt de nom » pour lui permettre de poursuivre son activité.
  • Max Izaac, un autre entraîneur normand, a été suspendu à titre conservatoire par l’organisme.
  • Ces faits sont actuellement en cours d’investigation par les autorités compétentes.

Un entraîneur mis en examen depuis 2025

Marius Coignard, professionnel du trot basé en Normandie, est sous le coup d’une interdiction d’exercer depuis qu’il a été mis en examen pour viol en 2025. Cette décision, prise par la justice, aurait normalement dû mettre un terme à sa carrière dans le milieu des courses hippiques. Pourtant, selon les informations révélées par Ouest France, il semble que Coignard ait trouvé un moyen de contourner cette interdiction.

Un système de prêt de nom suspecté

La Société du trotteur français, qui encadre les compétitions de trot en France, a ouvert une enquête interne pour déterminer si Marius Coignard a utilisé le nom d’un autre entraîneur afin de poursuivre son activité de manière officieuse. Cette pratique, si elle est avérée, constituerait une violation grave des règles déontologiques et disciplinaires du secteur. Max Izaac, un collègue de Coignard basé en Normandie, a été suspendu à titre conservatoire dans le cadre de cette affaire.

Les réactions de la Société du trotteur français

Contactée par Ouest France, la Société du trotteur français a confirmé avoir pris cette mesure pour éviter tout risque de récidive ou de contournement des sanctions. « Nous avons la responsabilité de garantir l’intégrité de nos compétitions et de protéger les professionnels du secteur », a déclaré un porte-parole de l’organisme. La suspension de Max Izaac s’inscrit dans ce cadre, même si les investigations sont encore en cours pour établir la réalité des faits.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dépendront des conclusions de l’enquête interne menée par la Société du trotteur français. Une transmission du dossier aux autorités judiciaires n’est pas exclue si les soupçons de prêt de nom sont confirmés. Une décision définitive sur le sort de Marius Coignard et de Max Izaac pourrait intervenir d’ici quelques semaines, voire mois, en fonction de l’avancement des procédures.

Cette affaire rappelle les tensions persistantes autour des mécanismes de contrôle dans le milieu des courses hippiques, où les interdictions professionnelles ne sont pas toujours respectées sans surveillance accrue. Pour l’heure, la Société du trotteur français maintient sa position : « Aucune tolérance ne sera accordée en cas de manquement avéré. »

Max Izaac a été suspendu à titre conservatoire par la Société du trotteur français dans le cadre d’une enquête interne visant à vérifier s’il a servi de « prête-nom » à Marius Coignard, mis en examen pour viol et interdit d’exercer depuis 2025.