La jeune conductrice d'un bus qui a sombré dans la Seine jeudi à Juvisy-sur-Orge a expliqué aux autorités avoir confondu la pédale de frein et celle d'accélération, selon Libération. L'incident, survenu en début de journée, a entraîné la submersion partielle du véhicule sans faire de victime grave, mais a suscité des interrogations sur la formation des conducteurs en situation d'urgence.

L'accident s'est produit vers 9h30, heure locale, sur le pont de Juvisy-sur-Orge. Le bus, appartenant à la société de transport Keolis, circulait sur une ligne régulière lorsque le véhicule a perdu le contrôle avant de basculer dans le fleuve. Les secours, rapidement mobilisés, sont parvenus à évacuer les passagers sans complication majeure. Aucun blessé grave n'a été déploré, mais l'événement a provoqué d'importants dégâts matériels.

Ce qu'il faut retenir

  • Un bus de la société Keolis a basculé dans la Seine à Juvisy-sur-Orge jeudi vers 9h30.
  • La conductrice, en formation, a déclaré aux policiers avoir confondu la pédale de frein et celle d'accélération.
  • Aucun blessé grave n'a été recensé parmi les passagers, mais le véhicule a été partiellement submergé.
  • L'enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités et les circonstances exactes de l'incident.

Un accident survenu en pleine circulation

Le bus impliqué dans l'accident assurait une liaison régulière sur le territoire francilien. Selon les premiers éléments de l'enquête, le véhicule aurait quitté la chaussée avant de basculer dans le fleuve depuis le pont de Juvisy-sur-Orge. Les pompiers de l'Essonne, alertés dans les minutes qui ont suivi l'incident, sont parvenus à évacuer l'ensemble des passagers sans délai. L'opération a nécessité l'intervention de plusieurs équipes, notamment en raison de la hauteur du pont.

Les secours ont également sécurisé la zone pour éviter tout risque de suraccident. Les autorités locales ont rapidement mis en place un dispositif de circulation alternée afin de fluidifier le trafic autour de la zone concernée. Aucune route n'a été fermée, mais plusieurs voies ont été neutralisées temporairement.

Une conductrice en formation mise en cause

Selon les informations recueillies par Libération, la conductrice du bus, âgée de 22 ans, était en phase de formation au moment des faits. Interrogée par les policiers, elle aurait reconnu avoir « confondu la pédale de frein avec celle d'accélération », provoquant une perte de contrôle du véhicule. Cette version des faits n'a pas encore été confirmée officiellement, mais elle a été reprise dans le cadre de l'enquête en cours.

La société Keolis, gestionnaire du réseau de bus concerné, a indiqué avoir été informée de l'incident et précisé que la conductrice était bien titulaire d'un permis de conduire valide. Une enquête interne a été lancée pour évaluer les procédures de formation mises en place. Par ailleurs, les autorités ont annoncé qu'un contrôle supplémentaire serait effectué sur les autres conducteurs en formation.

Des dégâts matériels importants

Le bus, partiellement immergé, a subi d'importants dommages. Les équipes de dépannage ont dû procéder à son extraction rapide pour éviter toute pollution du fleuve. Selon les premiers constats, le véhicule serait irréparable et devrait être radié. La société Keolis n'a pas communiqué sur le coût estimé des dégâts, mais les assureurs ont déjà été saisis pour évaluer les indemnisations.

Côté environnement, les autorités ont confirmé qu'aucune fuite de carburant ou de produit dangereux n'a été détectée. Les analyses de l'eau sont en cours pour s'assurer de l'absence de contamination. La préfecture de l'Essonne a salué la réactivité des services de secours et annoncé un renforcement des contrôles sur les véhicules de transport en commun.

Et maintenant ?

L'enquête judiciaire, ouverte pour « mise en danger d'autrui », devrait se poursuivre dans les prochains jours. Les experts devront déterminer si la confusion entre les pédales relève d'une erreur de formation, d'un problème technique ou d'un défaut de vigilance. Une audition complémentaire de la conductrice est attendue d'ici la fin du mois. Par ailleurs, la RATP et Île-de-France Mobilités pourraient revoir leurs protocoles de formation pour les conducteurs en stage.

Cet incident soulève une fois de plus la question de la sécurité dans les transports en commun, notamment lors des phases d'apprentissage. Les autorités devraient rendre leurs conclusions définitives d'ici l'été 2026, tandis que les associations de victimes pourraient demander des mesures supplémentaires pour renforcer la formation des conducteurs.

À ce stade de l'enquête, aucune sanction n'a encore été prononcée. La conductrice pourrait faire l'objet d'une procédure judiciaire pour mise en danger d'autrui, mais une décision définitive dépendra des conclusions de l'enquête et de l'évaluation de sa responsabilité.