Le groupe hôtelier Accor a récemment atteint son record en Bourse, mais la banque Jefferies estime que cette performance est déjà largement intégrée dans les cours, selon BFM Bourse. L'action du groupe a touché 52 euros jeudi, représentant une hausse de près de 25% en trois mois.
La banque britannique Barclays a relevé son objectif de cours à 62 euros sur le titre, qualifiant Accor de « gagnant de la paix » en raison de la fin du conflit au Moyen-Orient, une région qui représente environ 10% des revenus du groupe.
Ce qu'il faut retenir
- Accor a atteint son record en Bourse avec une action à 52 euros.
- La banque Jefferies a abaissé son opinion sur le groupe à « conserver » contre « acheter ».
- La reprise de l'activité au Moyen-Orient est déjà largement intégrée dans les cours.
- La banque Barclays a relevé son objectif de cours à 62 euros sur le titre.
- Accor représente environ 10% des revenus du groupe dans la région du Moyen-Orient.
La situation actuelle
Le groupe hôtelier Accor a connu une forte croissance ces derniers mois, notamment grâce à la fin du conflit au Moyen-Orient. Cependant, la banque Jefferies estime que cette performance est déjà largement intégrée dans les cours et que les perspectives de « re-rating » (appréciation des multiples boursiers) sont limitées.
La banque souligne que la performance de l'activité principale d'Accor, à savoir « management & franchise », a sous-performé ces deux dernières années, avec une croissance de l'Ebitda (résultat brut d'exploitation) de 6,3% en données publiées, contre une fourchette de 9 à 12% visée.
Les perspectives
La stratégie de croissance de la division « Luxe & Lifestyle » n'a pas porté ses fruits, selon Jefferies. La croissance du réseau, c'est-à-dire le nombre de nouvelles chambres ouvertes, s'est avérée inférieure aux attentes de la direction.
Le segment traditionnel du groupe, qui englobe les hôtels premium, de milieu de gamme et économique, a vu sa marge d'Ebitda reculer (73,8% en 2022, 73,2% en 2025) malgré l'accent mis sur « l'industrialisation et la mise à l'échelle du modèle (services, activités, processus) ainsi que sur l'efficacité des performances opérationnelles ».
En conclusion, la situation d'Accor est complexe et il est difficile de prédire ce qui va se passer ensuite. Cependant, il est clair que la banque Jefferies a des inquiétudes sur la capacité du groupe à maintenir sa croissance à long terme.