L'ex-commissaire à la migration, Dimitris Avramopoulos, est au centre d'une affaire de corruption qui secoue l'Union européenne. Selon Euronews FR, la demande de levée d'immunité de l'ancien commissaire européen à la migration a été transmise par le parquet de la Cour de cassation au ministère de la Justice et doit être soumise au Parlement grec. Cela permettra l'exécution du mandat d'arrêt émis par la justice belge dans le cadre de l'affaire Qatargate, via l'ONG Fight Impunity.

Cette affaire implique des accusations de participation à une organisation criminelle et de blanchiment de capitaux issus d'activités criminelles. Dimitris Avramopoulos est appelé à s'expliquer en Belgique, après avoir été convoqué à deux reprises par les autorités belges sans avoir donné suite, selon des informations rapportées par la chaîne publique grecque ERTNEWS.

Ce qu'il faut retenir

  • La demande de levée d'immunité de Dimitris Avramopoulos a été transmise au Parlement grec.
  • Un mandat d'arrêt a été émis par la justice belge dans le cadre de l'affaire Qatargate.
  • Les accusations portent sur la participation à une organisation criminelle et le blanchiment de capitaux.
  • Dimitris Avramopoulos a été convoqué deux fois par les autorités belges sans répondre.
  • L'ancien commissaire européen rejette toutes les accusations et demande une enquête judiciaire complète.

Contexte de l'affaire

Dimitris Avramopoulos fait l'objet d'un examen de la justice belge en raison de sa participation, en tant que membre honoraire, au conseil d'administration de l'ONG Fight Impunity, une organisation à but non lucratif impliquée dans l'affaire Qatargate. Cette affaire a déjà entraîné des charges de nature criminelle contre plusieurs personnes, notamment l'ancien eurodéputé italien Antonio Panzeri, considéré comme le « cerveau » du réseau, l'eurodéputée grecque Eva Kaili, ainsi que l'ancien compagnon de cette dernière et collaborateur de Panzeri, Francesco Giorgi.

Dimitris Avramopoulos affirme avoir perçu au total 75 000 euros pour sa participation au conseil d'administration de cette organisation, une somme qu'il dit avoir déclarée dans sa déclaration de patrimoine et sur laquelle il s'est acquitté des impôts correspondants. Il soutient également avoir obtenu l'autorisation de la présidente de la Commission européenne pour siéger au sein de cette ONG.

La réponse d'Avramopoulos

Dimitris Avramopoulos rejette catégoriquement toute implication dans l'affaire et affirme qu'il ne fera pas valoir son immunité parlementaire. Il demande une enquête judiciaire complète et souligne que « cette affaire ne m'a jamais concerné », en insistant sur le fait que toute tentative de l'impliquer est infondée et ne repose sur aucun élément concret. Il met également en cause l'attitude des autorités belges, qualifiant leurs références à son égard d'« arbitraires, inacceptables et suspectes ».

Avramopoulos rappelle que sa participation à l'ONG Fight Impunity était « absolument légale, déclarée et soumise à l'impôt », et assure n'avoir été impliqué, ni directement ni indirectement, dans quelque activité illégale ou répréhensible que ce soit. Il avertit qu'il utilisera tous les moyens légaux pour protéger sa réputation.

Et maintenant ?

La demande de levée d'immunité de Dimitris Avramopoulos devra être examinée par le Parlement grec, ce qui pourrait entraîner de nouvelles étapes dans cette affaire de corruption. Il est important de suivre de près les développements futurs pour comprendre les implications juridiques et politiques de cette affaire. La transparence et la coopération entre les autorités judiciaires des différents pays concernés seront cruciales pour faire la lumière sur les allégations portées contre Dimitris Avramopoulos et les autres personnes impliquées dans l'affaire Qatargate.

En conclusion, l'affaire Avramopoulos soulève des questions importantes sur la corruption et la transparence au sein des institutions européennes. Il est essentiel que les enquêtes soient menées de manière approfondie et impartiale pour garantir que la justice soit rendue et que la confiance du public dans ces institutions soit maintenue.