Une enquête judiciaire a été ouverte dans le sud de la France après la découverte, ce week-end, des restes humains démembrés dans plusieurs lieux du Var. Carmen Enciso, 42 ans, est formellement accusée par les enquêteurs d’avoir tué son compagnon, avant de procéder à la découpe de son corps. Selon BFM - Faits Divers, cette affaire particulièrement sordide a été révélée dimanche 28 mai 2026, après qu’un promeneur a signalé la présence de sacs contenant des morceaux de cadavre près d’une zone boisée du département.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que les restes découverts ont été identifiés comme appartenant à Jean-Marc L., 45 ans, compagnon de la suspecte depuis plus de cinq ans. Les investigations menées par les gendarmes de la Section de Recherches de Toulon et le Parquet de Draguignan se poursuivent activement pour établir les circonstances exactes du crime. Les premières auditions ont révélé que le couple vivait dans une maison isolée à La Garde, où les faits auraient été commis.
Ce qu'il faut retenir
- Carmen Enciso, 42 ans, est accusée du meurtre et du démembrement de son compagnon, Jean-Marc L., 45 ans, dans le Var.
- Des restes humains démembrés ont été découverts dimanche 28 mai 2026 dans plusieurs sacs, près d’une zone boisée du département.
- Le couple vivait à La Garde, où les faits auraient été commis selon les premiers éléments de l’enquête.
- Les enquêteurs de la Section de Recherches de Toulon et le Parquet de Draguignan mènent les investigations.
- La suspecte a été placée en garde à vue dès la découverte des faits, avant d’être présentée à un magistrat.
Une découverte macabre révélée par un promeneur
C’est un promeneur, circulant dans une zone boisée située à proximité de La Garde, qui a alerté les autorités dimanche matin en découvrant plusieurs sacs noirs contenant des morceaux de corps humain. Les gendarmes dépêchés sur place ont immédiatement sécurisé la zone et transmis l’information au Parquet de Draguignan. Les investigations sur place ont permis de retrouver d’autres fragments du corps, éparpillés dans un rayon de quelques centaines de mètres, selon les premiers constats des enquêteurs.
Dès les premières heures de l’enquête, les soupçons se sont portés sur Carmen Enciso, dont le nom est apparu dans les déclarations de voisins ayant remarqué des comportements inhabituels depuis plusieurs jours. Une perquisition a été menée dans le domicile du couple, où des traces de sang ont été relevées dans plusieurs pièces, notamment dans la salle de bain et la cuisine. Les enquêteurs ont également saisi des outils pouvant avoir servi au démembrement, ainsi que des vêtements ensanglantés.
Les premiers éléments de l’enquête et les motivations évoquées
Selon les premières déclarations de la suspecte, recueillies par les enquêteurs, les tensions au sein du couple étaient récurrentes depuis plusieurs mois. Carmen Enciso aurait évoqué des « disputes violentes » avec son compagnon, sans pour autant fournir d’explications précises sur les circonstances du drame. Les enquêteurs tentent désormais de déterminer si cet acte pourrait être lié à un différend financier, à une rupture sentimentale ou à un contexte plus large de violences conjugales.
Un proche du couple, sous couvert d’anonymat, a indiqué aux médias que Jean-Marc L. était connu pour son tempérament colérique et que des altercations avaient déjà été signalées dans le voisinage. « On savait que leur relation était compliquée, mais personne n’aurait imaginé une telle issue », a-t-il confié. Les enquêteurs examinent également le téléphone portable de la suspecte et celui de la victime, à la recherche d’échanges pouvant éclairer les dernières heures avant le drame.
« Les premières analyses confirment que les restes humains appartiennent bien à Jean-Marc L.. Les examens toxicologiques et médico-légaux sont en cours pour déterminer les causes exactes du décès », a précisé une source judiciaire proche du dossier, citée par BFM - Faits Divers.
Cette affaire soulève à nouveau la question des violences conjugales en France, un phénomène qui reste largement sous-estimé malgré les campagnes de sensibilisation. Selon les dernières statistiques de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, 122 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2025, un chiffre qui place la France parmi les pays européens les plus touchés par ce fléau. Les associations féministes appellent à renforcer les dispositifs de protection et de prévention, alors que le gouvernement a annoncé en mars 2026 un plan d’urgence de 50 millions d’euros pour lutter contre les violences intrafamiliales.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, le parquet de Draguignan a demandé le placement en détention provisoire de Carmen Enciso, estimant qu’il existe un risque de pression sur les témoins ou de fuite. Les prochaines semaines seront déterminantes pour comprendre les motivations profondes de ce drame, qui rappelle l’urgence d’agir face à la récurrence des violences au sein des couples en France.
Les enquêteurs ont découvert des restes humains démembrés appartenant à Jean-Marc L. dans plusieurs sacs près de La Garde. Les premières investigations ont permis de relever des traces de sang dans le domicile du couple et d’établir un lien entre la suspecte et les faits. Carmen Enciso a été placée en garde à vue dès la découverte des éléments, puis présentée à un magistrat.
La garde à vue de Carmen Enciso doit se poursuivre jusqu’au 1er juin 2026. Elle sera ensuite présentée devant le juge d’instruction pour une éventuelle mise en examen. Une expertise psychiatrique pourrait être demandée, et une reconstitution des faits pourrait être organisée dans les prochains jours.