Le ministère public a requis, ce 25 mai 2026, le renvoi devant le tribunal correctionnel de l’ancien député UDI Jean-Christophe Lagarde, de son ancien assistant parlementaire Rudy S. et d’un ex-employé de la mairie de Drancy, Noam B. Ces trois hommes sont mis en cause pour « escroquerie en bande organisée » et « recel de biens provenant d’un vol », comme le rapporte Le Monde – Politique.

Ce qu'il faut retenir

  • Jean-Christophe Lagarde, député UDI de Seine-Saint-Denis de 2017 à 2022, est visé par une demande de renvoi pour « escroquerie en bande organisée » et « recel de biens provenant d’un vol ».
  • Deux autres personnes sont concernées : Rudy S., ancien assistant parlementaire de Lagarde, et Noam B., ex-employé municipal à Drancy.
  • L’affaire prend sa source dans une fausse information publiée par Le Point concernant les personnalités politiques Raquel Garrido et Alexis Corbière.
  • Le parquet a transmis le dossier au tribunal correctionnel, sans préciser de date d’audience pour l’instant.

Une affaire née d’une publication dans Le Point

L’enquête trouve son origine dans un article publié par Le Point, qui relatait des informations non vérifiées sur Raquel Garrido et Alexis Corbière. Selon les éléments recueillis par Le Monde – Politique, ces allégations auraient été montées de toutes pièces dans le but de nuire à leur réputation. Le parquet estime que cette manipulation s’inscrit dans une stratégie plus large, impliquant plusieurs acteurs.

L’enquête a révélé que les trois mis en cause auraient agi de concert pour fabriquer et diffuser ces fausses informations. Les faits remontent à la période où Jean-Christophe Lagarde siégeait encore comme député, entre 2017 et 2022. Son ancien assistant, Rudy S., est notamment accusé d’avoir joué un rôle clé dans la chaîne de diffusion des documents falsifiés.

Des accusations graves et des liens institutionnels

Outre l’escroquerie en bande organisée, les prévenus sont également soupçonnés de « recel de biens provenant d’un vol ». Les investigations menées par le parquet ont permis de retracer un réseau de complicités, incluant des échanges de documents et des manipulations de données. Noam B., ancien employé de la mairie de Drancy, aurait notamment participé à la transmission de documents internes à des fins malveillantes.

Les liens entre les trois accusés ne se limitent pas à leur implication dans cette affaire. Jean-Christophe Lagarde et Rudy S. ont collaboré au sein de l’Assemblée nationale, tandis que Noam B. a été en contact régulier avec Lagarde dans le cadre de ses fonctions municipales. Ces connexions ont facilité, selon l’accusation, la coordination des actions litigieuses.

« Les éléments recueillis démontrent une volonté délibérée de nuire, organisée autour d’une stratégie de désinformation ciblée », a déclaré un porte-parole du parquet à Le Monde – Politique.

Et maintenant ?

Le dossier a été transmis au tribunal correctionnel, mais aucune date d’audience n’a encore été fixée. Le parquet pourrait demander un procès rapide, au vu de la gravité des faits reprochés. Par ailleurs, les avocats des parties civiles pourraient déposer leurs demandes avant l’été, ce qui pourrait accélérer le calendrier judiciaire.

Cette affaire soulève des questions plus larges sur la lutte contre la désinformation en politique. Alors que les réseaux sociaux amplifient la propagation des fausses informations, les autorités judiciaires semblent déterminées à sanctionner les auteurs de manipulations délibérées. Reste à voir si cette décision de renvoi marquera un tournant dans la lutte contre les fake news en France.

Le dossier a été transmis au tribunal correctionnel, mais aucune date d’audience n’a encore été arrêtée. Le parquet pourrait demander un procès dans les prochains mois, en fonction des disponibilités du tribunal et des demandes des parties.