Le candidat à la présidence Iván Cepeda a officialisé sa colistière pour l'élection présidentielle colombienne du 31 mai. Il s'agit de la sénatrice Aida Quilcué, membre du peuple nasa et figure marquante du mouvement indigène en Colombie, selon nos confrères de Courrier International. Originaire du Cauca, département marqué par des décennies de conflit armé, sa nomination ravive un affrontement ancestral entre deux versants de la société colombienne.

Ce qu'il faut retenir

  • Aida Quilcué, sénatrice membre du peuple nasa, est la colistière d'Iván Cepeda pour l'élection présidentielle colombienne.
  • Le Cauca, département colombien marqué par les conflits, est le berceau des deux candidates à la vice-présidence, Aida Quilcué et Paloma Valencia.
  • L'opposition entre les deux candidates symbolise un affrontement entre les classes populaires et l'oligarchie en Colombie.

Un contraste politique saisissant

La confrontation politique se cristallise avec Paloma Valencia, candidate du parti de droite Centre démocratique et également originaire du Cauca. Petite-fille de l'ancien président Guillermo León Valencia et descendante de colons espagnols, elle incarne l'élite traditionnelle. Cette opposition entre Quilcué et Valencia met en lumière la lutte de classes en Colombie, avec d'un côté ceux que représente Cepeda, qualifiés de "ceux d'en bas", et de l'autre l'oligarchie, incarnée par Valencia, comme le souligne La Silla Vacía, média en ligne indépendant.

Des visions politiques divergentes

En 2015, Paloma Valencia avait même suggéré de diviser le Cauca en deux territoires distincts, l'un pour les indigènes et l'autre pour les blancs et les métisses. Cette proposition témoigne des divergences profondes entre les visions politiques des deux candidates, illustrant les clivages historiques et sociaux en Colombie.

Et maintenant ?

La nomination d'Aida Quilcué comme candidate à la vice-présidence colombienne soulève des enjeux sociopolitiques majeurs en Colombie, mettant en lumière les divisions profondes de la société et les luttes de pouvoir. L'élection présidentielle du 31 mai prochain permettra de mesurer l'adhésion populaire à ces deux visions politiques antagonistes.