Deux frères âgés d'une vingtaine d'années ont été arrêtés près de la prison de Longuenesse (Pas-de-Calais) le 10 mars 2026. Soupçonnés d'un projet d'attentat 'mortifère et antisémite', ils ont été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d'armes, selon nos confrères de Franceinfo – Faits divers.
Ce qu'il faut retenir
- Arrestation de deux frères près de la prison de Longuenesse pour un projet d'attentat
- Mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d'armes
- Reconnaissance d'un projet d'attaque violente en garde à vue
Les détails de l'affaire
Les deux jeunes hommes, âgés de 20 et 22 ans, ont été trouvés avec une arme, des produits chimiques potentiellement explosifs et un drapeau de Daesh. En garde à vue, ils ont admis nourrir un projet d'attaque violente depuis quelques semaines, aspirant au martyr en France faute de pouvoir rejoindre la Syrie ou la Palestine.
L'aîné, Elyasse H., étudiant en école d'ingénieur de 22 ans, et le cadet, Moad H., sans emploi et âgé de 20 ans, sont de nationalités italienne et marocaine. Arrivés en France avec leurs parents en 2017 après avoir vécu en Italie, ils consultaient une abondante propagande jihadiste depuis plusieurs mois.
Les découvertes des enquêteurs
La perquisition du véhicule des frères a révélé une arme semi-automatique chargée, des produits pouvant servir à fabriquer des explosifs et un drapeau de l'EI. Les investigations ont montré une radicalisation des deux individus depuis deux ans, avec une intensification récente de leur engagement jihadiste.
"Ils nourrissaient un projet terroriste en France pour lequel ils aspiraient au martyr", a précisé le parquet national antiterroriste.
Les suites judiciaires
La mère des frères a tenté de dissimuler une arme et des munitions avant d'être placée en garde à vue. Une information judiciaire a été ouverte pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, acquisition et port d'arme. Le parquet a requis la mise en examen des deux frères et leur placement en détention provisoire.
