Selon BFM Business, le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre examine ce jeudi les offres de reprise de la compagnie aérienne Air Antilles, placée en redressement judiciaire début février.
Ce qu'il faut retenir
- La compagnie aérienne Air Antilles est placée en redressement judiciaire depuis début février et ses avions sont cloués au sol depuis début décembre.
- Le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre examine les offres de reprise de la compagnie.
- Deux offres ont été déposées, mais leurs garanties financières restaient insuffisantes à la veille de l'audience.
- La liquidation d'Air Antilles pourrait entraîner une rupture de la continuité territoriale et une hausse des tarifs pour les habitants de Guadeloupe, de Martinique ou des îles du Nord.
Air Antilles, qui compte environ 110 salariés, a transporté plus de 121.000 passagers en 2025. La compagnie est détenue majoritairement par la collectivité de Saint-Martin et a été placée en redressement judiciaire le 2 février avec une période d'observation de six mois.
Les repreneurs potentiels
Les repreneurs potentiels autour de Pierre Sainte-Luce, un médecin de formation ayant fondé un groupe qui gère plusieurs établissements de santé en Guadeloupe et à Saint-Martin, « sont des acteurs locaux qui entendent bien redire que l'avenir de nos îles repose entre leurs mains », a déclaré à l'AFP Jean-Claude Beaujour, avocat du groupe Pewen de Pierre Sainte-Luce.
Le projet de reprise prévoit une reprise progressive des salariés, calée sur le redéploiement des avions. « On ne peut pas reprendre tout le personnel alors que les avions ne voleront pas », a expliqué Jean-Claude Beaujour, évoquant un « redémarrage lent » en avril pour atteindre une « vitesse de croisière » d'ici l'automne en se concentrant sur les « lignes rentables ».
Les salariés dans l'incertitude
Les salariés d'Air Antilles vivent cette incertitude depuis vraiment beaucoup trop longtemps et tout le monde a hâte qu'il y ait un réel dénouement, qu'il soit positif ou négatif », a confié à l'AFP Brieuc Hardy, délégué syndical du SNPL France ALPA, le principal syndicat de pilotes de ligne français.
« Il y a un certain stress, une certaine lassitude, on en a assez du report de notre sort à chaque fois », a indiqué Mélissa Germé, déléguée syndicale SNPNC-FO, qui représente le personnel navigant commercial.
Conclusion
La survie d'Air Antilles est au cœur de l'attention des autorités judiciaires et des repreneurs potentiels. Les conséquences de la décision du tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre seront importantes pour les salariés, les passagers et la continuité territoriale des îles françaises des Antilles.
Le redressement judiciaire est une procédure qui permet à une entreprise de restructurer ses dettes et ses activités sous la supervision d'un tribunal.
Les salariés d'Air Antilles risquent de perdre leur emploi si la compagnie est liquidée ou si elle ne retrouve pas la stabilité financière.
