Selon Le Figaro, Air France-KLM prévoit d'obtenir du kérosène sans difficulté pour le mois de mai, malgré les demandes de deux aéroports asiatiques de limiter les vols. Lors d'une conférence téléphonique pour présenter les résultats du premier trimestre, le directeur financier Steven Zaat a affirmé qu'aucun problème n'était anticipé jusqu'en juin. En tant qu'exportateur net aux Pays-Bas, le groupe bénéficie d'assurances du ministère néerlandais des Infrastructures sur la disponibilité du carburant d'aviation pour les six prochains mois. De plus, le lien direct entre l'aéroport Paris-Charles de Gaulle et le terminal pétrolier du Havre via un oléoduc offre une sécurité d'approvisionnement. Air France-KLM dispose également de stocks stratégiques en Europe qui pourraient être mobilisés en cas de besoin, et attend une éventuelle autorisation d'utilisation du kérosène américain, le Jet A, en Europe.

Par ailleurs, l'Union européenne envisage d'importer du kérosène de type Jet A des États-Unis, mais se heurte à des obstacles techniques, réglementaires et politiques. Le directeur général Benjamin Smith a révélé que les aéroports de Singapour et de Tokyo-Haneda ont conseillé de ne pas augmenter les fréquences de vols en raison de leur dépendance aux exportations des pays du Golfe, surtout en période de conflits au Moyen-Orient. Bien que cette demande ne soit pas catégorique, elle invite Air France-KLM à éviter d'accroître ses capacités de vols.

Ce qu'il faut retenir

  • Air France-KLM prévoit un approvisionnement en kérosène sans difficulté pour mai
  • Le groupe dispose de garanties d'approvisionnement pour les six prochains mois aux Pays-Bas
  • L'Union européenne envisage l'importation de kérosène américain mais rencontre des obstacles
  • Les aéroports de Singapour et Tokyo-Haneda recommandent à Air France-KLM de limiter les fréquences de vols

Prochaines étapes

La compagnie devra suivre de près l'évolution de la situation au Moyen-Orient et les décisions de l'Union européenne concernant l'importation de kérosène américain. La gestion des capacités de vols à la lumière des recommandations des aéroports asiatiques reste également un point à surveiller.