La France a récemment décidé de ne pas acquérir l'Eurodrone, considéré comme obsolète, mais Airbus continue de défendre ce projet et s'associe au japonais Kawasaki Heavy Industries pour étudier une version maritime de l'appareil, comme le rapporte BFM Business. Cette annonce intervient alors que l'avenir du programme Eurodrone est devenu incertain en France, où le gouvernement a supprimé les crédits destinés à l'acquisition de six systèmes Eurodrone.

Ce désengagement de la France est motivé par le fait que l'Eurodrone est considéré comme moins adapté à la haute intensité que les nouvelles générations de drones. Cependant, Airbus estime que l'Eurodrone ne sera pas dépassé lorsqu'il rentrera en service et que ses capacités dépassent celles de la concurrence actuelle.

Ce qu'il faut retenir

  • Airbus s'associe à Kawasaki Heavy Industries pour étudier une version maritime de l'Eurodrone.
  • La France ne prévoit plus d'acquérir l'Eurodrone, considéré comme obsolète.
  • L'Eurodrone est conçu pour couvrir des missions allant du renseignement aéroporté à la patrouille maritime.
  • Le Japon détient le statut d'observateur dans le programme Eurodrone depuis 2023.
  • Le premier vol de l'Eurodrone est prévu en 2029.

Le contexte du projet Eurodrone

L'Eurodrone est un drone de renseignement et de surveillance militaire développé conjointement par la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Le programme a été lancé en 2015 après l'échec de plusieurs précédents programmes européens visant à faire émerger une filière de drones MALE (Medium altitude, long endurance). L'Eurodrone est censé constituer une alternative au Reaper américain.

Le Japon a exprimé son intérêt pour le projet, en particulier pour la surveillance de ses vastes zones maritimes. Le pays détient le statut d'observateur dans le programme Eurodrone depuis 2023, et l'Inde est également observateur.

Les perspectives pour l'Eurodrone

Malgré le désengagement de la France, Airbus continue de défendre l'Eurodrone et estime que ses capacités dépassent celles de la concurrence actuelle. Le groupe aérien européen a signé un protocole d'accord avec Kawasaki Heavy Industries pour étudier le développement d'une version japonaise de l'Eurodrone.

Les discussions seront engagées pour développer la conception, le développement et la commercialisation d'une version maritime japonaise de l'Eurodrone. L'objectif est de garantir que le Japon puisse exploiter l'Eurodrone de manière souveraine et sans restriction, si le pays décidait d'acquérir ce système.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes du projet Eurodrone seront cruciales pour déterminer son avenir. Le premier vol de l'Eurodrone est prévu en 2029, et les discussions avec le Japon devraient aboutir à une décision concernant l'acquisition de la version maritime de l'appareil.

Il reste à voir comment le projet Eurodrone évoluera dans les prochains mois et années, mais il est clair que Airbus est déterminé à défendre ce projet et à en faire un succès.

En conclusion, l'association entre Airbus et Kawasaki Heavy Industries pour développer une version maritime de l'Eurodrone est un développement important pour le projet, malgré le désengagement de la France. Les perspectives pour l'Eurodrone sont incertaines, mais Airbus est déterminé à défendre ce projet et à en faire un succès.

L'Eurodrone est un drone de renseignement et de surveillance militaire développé conjointement par la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.

Le Japon détient le statut d'observateur dans le programme Eurodrone depuis 2023.