Le cinéaste Alain Gomis signe «Dao», un film qui célèbre la transmission et les parcours d’une famille originaire de Guinée-Bissau, comme le rapporte Libération. Porté par une dynamique collective et une grande liberté créative, ce projet cinématographique se distingue par son approche à la fois festive et profondément humaine. Tourné dans une ambiance où l’improvisation a joué un rôle central, le film met en lumière des trajectoires individuelles au sein d’un récit collectif.
Ce qu'il faut retenir
- Alain Gomis réalise «Dao», une ode à la transmission et aux destins croisés d’une famille guinéenne.
- Le tournage s’est appuyé sur une forte dimension collective et une grande liberté d’improvisation.
- Les comédiennes Katy Correa et D’Johé Kouadio ont participé activement à ce projet.
- Le film s’inscrit dans une réflexion sur l’identité et l’héritage culturel.
- Libération a recueilli les témoignages des actrices et du réalisateur sur cette aventure cinématographique.
Une œuvre centrée sur la transmission familiale
Avec «Dao», Alain Gomis explore les liens qui unissent une famille originaire de Guinée-Bissau, en suivant les parcours de ses membres à travers les générations. Le film se veut avant tout une célébration de ces trajectoires, mêlant joie, défis et moments de complicité. Selon les propos du réalisateur rapportés par Libération, l’objectif était de « créer un film où les personnages existent pleinement, sans avoir à se justifier ». Cette ambition a guidé chaque étape de la réalisation, depuis l’écriture jusqu’au tournage.
Le projet s’articule autour de la figure de « Dao », dont le nom évoque à la fois une personne et un symbole. Pour Gomis, ce choix n’est pas anodin : il reflète la volonté de donner une voix à des histoires souvent marginalisées, tout en rendant hommage à la vitalité culturelle de la Guinée-Bissau. Le film aborde des thèmes universels, comme l’exil, la quête d’identité et la résilience, le tout porté par une esthétique festive et colorée.
Un tournage marqué par l’improvisation et l’harmonie collective
Le tournage de «Dao» a été marqué par une grande liberté créative, avec une large place accordée à l’improvisation. « On a travaillé dans une ambiance où tout le monde pouvait s’exprimer, où les idées fusaient », a expliqué Alain Gomis à Libération. Cette approche a permis de capturer des moments spontanés, tout en renforçant la cohésion entre les membres de l’équipe. Les comédiennes Katy Correa et D’Johé Kouadio, qui incarnent des rôles clés dans le film, ont joué un rôle central dans cette dynamique.
D’Johé Kouadio, qui interprète l’un des personnages principaux, a souligné l’importance de cette collaboration : « Ce tournage a été une expérience humaine avant d’être professionnelle. On a construit quelque chose ensemble, sans filet ». De son côté, Katy Correa a évoqué la richesse des échanges avec le réalisateur, qui a su créer un environnement propice à la création. Pour elles, «Dao» représente bien plus qu’un simple projet cinématographique : c’est une aventure collective où chacun a pu apporter sa pierre à l’édifice.
Une réflexion sur l’identité et l’héritage culturel
Au-delà de son aspect festif, «Dao» s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’identité et l’héritage culturel. Alain Gomis, dont les origines sénégalaises sont bien connues, a toujours été attentif aux questions de transmission. Dans ce film, il explore comment une famille, dispersée entre plusieurs continents, parvient à préserver ses racines tout en s’adaptant à de nouveaux horizons. « Il y avait l’envie d’exister dans un film sans avoir à s’excuser », a-t-il déclaré, soulignant ainsi la volonté de donner une visibilité à des histoires souvent ignorées.
Le film aborde également des enjeux contemporains, comme les migrations ou les conflits politiques, à travers le prisme d’une famille guinéenne. Cette approche permet de montrer la complexité des parcours individuels, entre attachement au passé et ouverture sur l’avenir. Pour les comédiennes, ce projet a aussi été l’occasion de se réapproprier une partie de leur histoire familiale, même si leur lien avec la Guinée-Bissau diffère de celui des personnages.
Ce projet confirme, si besoin était, l’importance du cinéma d’auteur comme outil de transmission et de dialogue. En mettant en lumière des histoires personnelles, «Dao» contribue à élargir le récit dominant et à donner une voix à ceux qui en sont souvent privés. Une ambition que le réalisateur et son équipe ont portée avec passion, comme en témoignent les échanges recueillis par Libération.
Le titre «Dao» fait référence à un prénom, mais aussi à un symbole fort dans la culture guinéenne. Pour le réalisateur Alain Gomis, ce choix reflète la volonté de donner une voix à des parcours individuels au sein d’une histoire collective, tout en rendant hommage à la vitalité culturelle de la Guinée-Bissau.