Un verre, deux poids, deux mesures

Saviez-vous que votre verre de vin du dimanche soir n'a pas le même impact sur votre corps que sur celui de votre partenaire masculin ?

Autant dire que les dernières études sur le sujet sont loin d'être anodines. (On pourrait presque parler de révolution silencieuse.)

D'après nos confrères de Top Santé, les femmes subissent bien plus de conséquences négatives que les hommes à consommation égale. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça donne à réfléchir.

Pourquoi le corps féminin est plus vulnérable

Commençons par le commencement : anatomie 101. Les femmes ont en moyenne 15% de graisse corporelle en plus que les hommes. Résultat ? L'alcool, qui se dilue moins, atteint des concentrations plus élevées dans le sang.

Et puis, il y a cette petite enzyme, l'ADH, qui aide à métaboliser l'alcool. Les hommes en produisent deux fois plus que les femmes. Autant dire que leur corps est mieux équipé pour gérer les excès.

Enfin, n'oublions pas les hormones. L'œstrogène, par exemple, rend le foie moins efficace pour éliminer l'alcool. (Oui, même lui a ses limites.)

Les chiffres qui font froid dans le dos

Selon les informations de Top Santé, une femme qui boit 10 grammes d'alcool par jour (soit un verre de vin) augmente son risque de cancer du sein de 4%.

Multipliez par deux ou trois, et vous obtenez des chiffres bien plus inquiétants. Les femmes qui consomment régulièrement trois verres par jour voient leur risque augmenter de 40%.

Le truc, c'est que ces risques sont souvent sous-estimés. On pense aux accidents de la route, aux problèmes de foie, mais rarement aux cancers ou aux maladies cardiovasculaires.

Que faire concrètement ?

Alors, faut-il arrêter de boire ? Pas forcément. Mais il est clair que les recommandations doivent être adaptées.

L'OMS, par exemple, préconise de ne pas dépasser 10 grammes par jour pour les femmes. (Soit l'équivalent d'un verre de vin.)

Et si vous êtes enceinte, là, c'est zéro tolérance. Aucun verre n'est considéré comme sans danger. (Désolée les futures mamans, mais c'est comme ça.)

Autre chose : les femmes devraient être plus vigilantes sur les interactions médicamenteuses. Antidépresseurs, antibiotiques... L'alcool peut rendre certains traitements inefficaces, voire dangereux.

Bref, il est grand temps de repenser notre rapport à l'alcool. Et si on commençait par en parler plus ouvertement ?

Plusieurs facteurs entrent en jeu : une moindre production d'enzymes métabolisant l'alcool, une teneur en graisse corporelle plus élevée et des hormones comme l'œstrogène qui réduisent l'efficacité du foie.

L'OMS recommande de ne pas dépasser 10 grammes d'alcool par jour, soit l'équivalent d'un verre de vin. Pour les femmes enceintes, la recommandation est de zéro consommation.

Les risques incluent une augmentation du risque de cancer du sein, des problèmes cardiovasculaires, des interactions médicamenteuses dangereuses et des effets sur la fertilité.