Comme le rapporte BFM Business, l'enseigne d'ameublement Alinea, en redressement judiciaire, a reçu une unique offre globale de reprise émanant d'un groupe roumain, qui s'engage à préserver la moitié des 1.200 salariés et 20 magasins sur les 36 magasins existants aujourd'hui sous la bannière Alinea. Cette proposition est jugée « indigne » par les salariés.
Lors de l'audience devant le tribunal des affaires économiques de Marseille en présence des différentes parties, cinq autres offres considérées comme anecdotiques ont été émises par Ikea, Grand Frais, Cargo, B&M, Leroy Merlin. Ces entreprises souhaitent reprendre des magasins à la marge, avec à la clef le maintien de 8 à 30 salariés selon les propositions.
Ce qu'il faut retenir
- L'enseigne d'ameublement Alinea a reçu une seule offre globale de reprise émanant d'un groupe roumain.
- Le repreneur roumain souhaite reprendre l'activité d'Alinea telle qu'elle existe aujourd'hui à l'exception de sept magasins.
- Seuls 572 emplois seront maintenus sur les 1.200 emplois actuels, avec l'engagement « à ne procéder à aucun licenciement économique dans les 24 mois ».
Le contexte
Alinea, fondée en 1988 à Avignon, a déjà subi un premier redressement judiciaire en 2020, en pleine pandémie de Covid-19. Elle avait été finalement reprise par ses propres actionnaires et, au passage, avait perdu 17 magasins et près de 1.000 salariés. En 2023, elle avait intégré dans son giron une vingtaine de magasins de l'enseigne de décoration Zodio, également issue de la galaxie Mulliez.
Le secteur de l'ameublement, du bricolage ou encore de l'électroménager affrontent des « difficultés structurelles » qui se traduisent par une baisse d'environ 7% du nombre de magasins entre 2015 et 2022, selon une étude de l'Insee publiée en décembre.
Les enjeux
Le tribunal devrait rendre une décision dans un délai de deux semaines avec trois suites possibles : le plan de redressement, la cession de l'entreprise ou la liquidation judiciaire. Le groupe roumain SDC, qui a déposé l'offre de reprise, entend adapter l'enseigne de mobilier « à la réalité du marché » et transformer Alinea en une « PME agile ».
La représentante FO à Aubagne, Margaux Palvini, a déclaré : « Nous nous opposons au retour de SDC et de leur offre que nous jugeons indigne et insuffisante en laquelle nous n'avons plus aucune confiance ».
En conclusion, l'avenir d'Alinea reste incertain, mais il est clair que les prochaines semaines seront cruciales pour l'entreprise et ses salariés.
