Depuis mai, la ville d'Amsterdam est devenue la première capitale au monde à interdire toutes les publicités pour des destinations lointaines, que ce soit en avion ou en bateau de croisière, selon Le Figaro. Cette décision fait partie d'une politique plus large visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir des comportements plus durables.
Cette mesure est prise dans le cadre d'un objectif plus large de neutralité carbone à horizon 2050 pour la ville. Outre les publicités pour les voyages lointains, la municipalité interdit également les incitations à changer de voiture et à consommer de la viande, autant de produits ou services considérés comme fortement émetteurs de gaz à effet de serre.
Ce qu'il faut retenir
- Amsterdam est la première capitale à interdire la publicité pour les voyages en avion et les croisières.
- La mesure vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir des comportements durables.
- La ville vise la neutralité carbone à horizon 2050.
- Les publicités pour les voitures et la viande sont également interdites.
- Plus de 15 communes néerlandaises ont déjà pris des mesures similaires.
Le contexte
Amsterdam n'est pas la première ville néerlandaise à prendre des mesures pour réduire son impact environnemental. D'autres villes comme Utrecht, Delft, Leiden et La Haye ont déjà mis en place des politiques similaires. La Haye, en particulier, a sauté le pas en premier en septembre 2024 en interdisant les publicités pour les énergies fossiles à compter du 1er janvier 2025.
Cette décision a été contestée par l'organisation néerlandaise du secteur du voyage ANVR, qui a argué que cette mesure restrictionnait la liberté d'expression et n'aurait que peu d'impact sur le climat. Cependant, le tribunal a donné raison à la commune en avril 2025, ouvrant la voie à d'autres villes pour suivre son exemple.
Les implications
L'interdiction des publicités pour les voyages en avion et les croisières pourrait avoir un impact significatif sur les habitudes de consommation des Néerlandais. Selon Femke Sleegers, fondatrice du mouvement citoyen Reclame Fossielvrij, les publicités influencent non seulement les achats immédiats mais également ce que les gens veulent et considèrent comme normal. En interdisant ces publicités, on peut réorienter les normes sociales et donc la demande et l'offre.
Cependant, il faudra du temps pour voir un vrai changement des habitudes. L'aéroport de Schiphol, par exemple, détenu à 70% par l'Etat néerlandais, espère accueillir plus de passagers cette année malgré la restriction du nombre de vols annuels. L'agence de voyage néerlandaise Doets Reizen a commencé à afficher l'empreinte carbone de ses séjours, donnant ainsi à ses clients les moyens de faire des choix éclairés.
En conclusion, la décision d'Amsterdam d'interdire les publicités pour les voyages en avion et les croisières est un pas important vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre et la promotion de comportements durables. Il est important de surveiller les prochaines étapes et les conséquences de cette décision pour l'industrie du voyage et les habitudes de consommation.