Le 3 mars 2026, selon nos confrères de RMC Sport, une journée de formation pour des anciens cyclistes professionnels a eu lieu au vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines. L'objectif de ces anciens coureurs est d'obtenir le DEJEPS (diplôme d'État de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport), qui leur permettra de devenir directeurs sportifs, éducateurs ou entraîneurs et de poursuivre leur passion pour le cyclisme.
Dans les entrailles du vélodrome national, Lilian Calmejane, vainqueur d'une étape sur le Tour d'Espagne et le Tour de France, est l'un des sept anciens coureurs présents dans la promotion. Il explique que « le but est d'avoir un bagage technique plus solide, avoir les clés pour diriger, encadrer ou entraîner à la pratique du cyclisme ». Les candidats ont une semaine de cours en présentiel et une semaine en distanciel chaque mois, ainsi que des alternances de 400 heures en structure au cours de l'année.
Ce qu'il faut retenir
- Sept anciens cyclistes professionnels sont présents dans la promotion pour obtenir le DEJEPS.
- Le but est de devenir directeurs sportifs, éducateurs ou entraîneurs pour poursuivre leur passion pour le cyclisme.
- La formation comprend des cours en présentiel et en distanciel, ainsi que des alternances en structure.
La formation
Paul Brousse, coordinateur du DEJEPS, observe les 26 candidats et explique que « ce programme existe depuis une dizaine d'années, la Fédération a toujours eu un format de formation dédié aux athlètes de haut niveau en reconversion ». Les anciens coureurs ont une passion pour le cyclisme et veulent rester dans le milieu, mais ne savent pas encore exactement comment ils vont s'y prendre.
Pierre Latour, meilleur jeune du Tour de France 2018, a entendu parler de cette formation par le bouche-à-oreille et est très motivé pour transmettre son expérience aux jeunes cyclistes de Romans-sur-Isère. Adrien Petit, avec ses quinze années professionnelles derrière lui, est aujourd'hui directeur sportif chez Lotto-Intermarché et cherche également à décrocher son diplôme d'Etat.
Les candidats
Anthony Perez, ex-membre de l’équipe Cofidis, ne voulait pas entendre parler de cette formation au départ, mais a finalement compris que sa passion pour le cyclisme était plus forte et qu'il voulait rester dans le milieu pour transmettre aux jeunes. Les candidats doivent réaliser une alternance de 400 heures en structure au cours de l'année et sont notés sur un projet de développement.
Les leçons de secourisme font partie de la formation, et Lilian Calmejane explique que « c'est le principal de la formation, on veut que ce soit des gens responsables, et capables, en sortant d'ici, d'emmener des pratiquants de n'importe quel niveau en toute sécurité ». Les candidats apprennent à poser des compresses, à faire un garrot, à donner une position GPS aux secours et à mettre une victime en PLS.
La pratique
Les candidats ont l'occasion de pratiquer leur nouvelle compétence sur la piste du vélodrome national. Pierre Latour n’a jamais testé et ne fait pas le fier : « Je pars derrière s’il vous plait laissez-moi dernier, personne derrière moi ». Paul Brousse observe et explique que « la piste est une discipline particulière, on les change de contexte, avec des vélos sans frein, des pignons fixes et sur une route à 45% d’inclinaison, ça change tous les repères, c’est challengeant ».
En conclusion, cette formation au DEJEPS est une opportunité pour les anciens cyclistes professionnels de poursuivre leur passion pour le cyclisme et de se reconverter dans un métier lié à ce sport. Avec leur expérience et leur nouvelle compétence, ils seront en mesure de transmettre leur savoir et de contribuer au développement du cyclisme.
