Les syndicats d'Arc France ont validé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant 704 suppressions d'emplois, selon nos confrères de BFM Business. Cette décision intervient dans le cadre du redressement judiciaire de l'entreprise, dont la reprise doit être tranchée le 20 mars par le tribunal de commerce de Lille.

Ce plan de sauvegarde de l'emploi a été négocié avec les organisations syndicales et voté lors d'un Comité social d'entreprise (CSE) lundi. Il comprend des départs volontaires et des licenciements, selon les syndicats interrogés par l'AFP. Une « période de volontariat » est désormais ouverte afin d'identifier ceux qui pourraient bénéficier de ces départs volontaires, a précisé Timothée Durand, le seul candidat à la reprise de l'entreprise.

Ce qu'il faut retenir

  • 704 suppressions d'emplois prévues dans le plan de sauvegarde de l'emploi
  • Les syndicats ont validé le plan de sauvegarde de l'emploi
  • Une « période de volontariat » est ouverte pour les départs volontaires
  • Le tribunal de commerce de Lille doit trancher sur la reprise de l'entreprise le 20 mars

Le contexte

Arc France, qui emploie 5 700 salariés dans le monde, a souffert ces dernières années de la concurrence étrangère, notamment chinoise, et de la crise dans son secteur. L'entreprise a déjà bénéficié de multiples plans de refinancement soutenus par l'État et les collectivités locales.

Timothée Durand, petit-fils d'un dirigeant emblématique d'Arc, a passé la majeure partie de sa carrière chez Arc jusqu'en 2024. Il a déposé une offre de reprise de l'entreprise, qui a été examinée à huis-clos par le tribunal de commerce de Lille mardi.

Les réactions

Le ministre délégué à l'Industrie, Sébastien Martin, a estimé que l'offre de Timothée Durand était « crédible, sérieuse et financée ». Il a ajouté qu'il espérait que les suppressions d'emploi puissent « redonner des perspectives pour l'avenir » à l'entreprise.

Frédéric Specque, délégué syndical CGT, a indiqué que près de 380 personnes occupant des postes visés par les suppressions avaient indiqué envisager des départs volontaires lors d'une consultation des employés. Il a considéré que la décision était « difficile » socialement, mais a souligné que l'aide au départ négociée, d'environ 5 000 euros par salarié, était « une avancée ».

Et maintenant ?

Les premiers salariés pourraient quitter Arc dans les prochaines semaines, car le plan social devrait commencer à être déployé « d'ici fin mars », a précisé Timothée Durand. Le tribunal de commerce de Lille doit trancher sur la reprise de l'entreprise le 20 mars.

Il reste à voir comment les choses évolueront après cette date, mais pour l'instant, les syndicats et les salariés attendent avec anxiété la décision du tribunal.

En attendant, l'avenir d'Arc France reste incertain, mais les parties prenantes espèrent que les mesures prises permettront de redresser l'entreprise et de préserver les emplois.