D'après nos confrères de Le Monde, Katell Faria, autrice, a déclaré : « Femme, vie, liberté », un slogan qu'elle a découvert en 2019, dans le nord-est de la Syrie, durant son immersion au sein des Yekînen Parastina Gel (YPG) – les « unités de défense de la femme » –, aux côtés de combattantes kurdes qu'on appelle Yapaja.

Ce slogan, selon elle, résumait le combat qu'elles menaient en tant que Kurdes, mais aussi en tant que femmes : un combat pour ne plus vivre sous l'oppression, qu'il s'agisse de celle de Bachar Al-Assad, de Recep Tayyip Erdogan, de Daech ou du patriarcat. Les combattantes kurdes avaient combattu au corps à corps les terroristes islamistes qui, de Rakka, avaient frappé jusque sur les terrasses de café en Europe.

Ce qu'il faut retenir

  • Le slogan « Femme, vie, liberté » a été découvert par Katell Faria en 2019, dans le nord-est de la Syrie.
  • Les combattantes kurdes ont combattu contre l'organisation Etat islamique et ont montré un héroïsme dont tous les médias occidentaux s'étaient fait l'écho.
  • Les Yekînen Parastina Gel (YPG) sont les « unités de défense de la femme » et ont mis en place des mesures pour protéger les droits des femmes, telles que l'interdiction de la polygamie et des mariages forcés de mineures.

Le contexte

Les événements ont lieu quelques mois après la chute de l'organisation Etat islamique. Les combattantes kurdes ont payé cher leur liberté, car nombre d'entre elles ont péri dans la lutte contre le califat d'Abou Bakr Al-Baghdadi. Celles qui ont survécu en sont revenues tellement abîmées qu'à 30 ans à peine, elles semblaient en avoir 40, voire 50.

Le Parti de l'union démocratique, dont les combattantes kurdes sont le fer de lance, avait réussi à mettre en place, dans cette région minée par un patriarcat aussi brutal qu'implacable, des mesures telles que la possibilité, pour une femme, de demander le divorce et d'hériter.

Les réactions

Katell Faria a déclaré : « Dire qu’autrefois nous encensions ces combattantes kurdes que nous laissons massacrer aujourd’hui ». Elle souligne que les Occidentaux trouvaient ces femmes admirables, et qu'ils avaient raison. Les combattantes kurdes portaient, pour le nord-est de la Syrie, un projet de société inspiré de valeurs et de penseurs occidentaux : démocratique, laïque, socialiste, respectueux des minorités et, surtout, féministe.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour les combattantes kurdes. Les Occidentaux devront prendre position et décider si они vont continuer à les laisser massacrer ou si ils vont agir pour les protéger. La communauté internationale devrait également prendre des mesures pour protéger les droits des femmes et des minorités dans la région.

En conclusion, Katell Faria a souligné l'importance de ne pas abandonner les combattantes kurdes et de continuer à les soutenir dans leur lutte pour la liberté et l'égalité.