Le président de la Fédération internationale d'athlétisme, Sebastian Coe, s'est dit « ravi » de la décision du Comité international olympique (CIO) de rétablir les tests génétiques de féminité, selon Le Figaro. Cette décision, prise en mars, aura pour effet de bannir des Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles les sportives transgenres et une grande partie des sportives intersexes.
Sebastian Coe a déclaré à l'AFP que « Kirsty, plus que personne d'autre, est quelqu'un qui va protéger le sport féminin. Nous soutenons donc à 100 % cette position au sein de World Athletics, nous l'avons adoptée il y a de nombreuses années ». Le président de la Fédération internationale d'athlétisme estime que « sinon il n'y aurait plus de sport féminin ».
Ce qu'il faut retenir
- Le CIO a décidé de rétablir les tests génétiques de féminité pour les Jeux olympiques de 2028.
- Cette décision aura pour effet de bannir les sportives transgenres et une grande partie des sportives intersexes.
- Sebastian Coe, président de la Fédération internationale d'athlétisme, est « ravi » de cette décision.
- Les tests génétiques de féminité avaient déjà été réintroduits par World Athletics six mois plus tôt.
- Le CIO avait déjà eu recours à des tests chromosomiques de féminité entre 1968 et les Jeux olympiques de 1996.
Contexte et enjeux
Le règlement de World Athletics impose déjà aux athlètes présentant des différences de développement sexuel (DSD) de faire baisser leur taux de testostérone par un traitement hormonal pour pouvoir participer aux compétitions internationales dans la catégorie féminine. Cette décision du CIO est perçue comme une volte-face par rapport à ses règles édictées en 2021, qui laissaient chaque fédération sportive internationale fixer sa politique.
La réintroduction des tests génétiques de féminité suscite des réactions contrastées. Certains estiment que cela est nécessaire pour protéger la catégorie féminine, tandis que d'autres considèrent que cela est discriminatoire envers les sportives transgenres et intersexes.
Implications et conséquences
Les implications de cette décision sont importantes, car elle pourrait exclure un certain nombre de sportives de la compétition olympique. Les sportives transgenres et intersexes pourraient être particulièrement touchées, car elles pourraient ne pas répondre aux critères de féminité définis par le CIO.
Il est important de noter que cette décision est susceptible de faire l'objet de contestations et de débats. Les organisations de défense des droits des transgenres et des intersexes pourraient contester cette décision, estimant qu'elle est discriminatoire et contraire aux principes d'égalité et de non-discrimination.
En conclusion, la décision du CIO de rétablir les tests génétiques de féminité pour les Jeux olympiques de 2028 est une décision importante qui suscite des réactions contrastées. Il est important de suivre de près les développements sur ce sujet et de prendre en compte les implications et les conséquences de cette décision pour les sportives concernées et pour le monde du sport en général.