Alors que deux concerts du chanteur français Kendji Girac sont prévus cette semaine au Maroc, une campagne de boycott s’est rapidement organisée à son encontre. Selon Ouest France, cette mobilisation vise directement l’artiste, accusé par certains internautes d’adopter une position pro-israélienne dans le cadre du conflit qui oppose Israël et le Hamas depuis octobre 2023. Les organisateurs des concerts, par la voix de la productrice, ont immédiatement réagi pour contester le bien-fondé de ces accusations et dénoncer une instrumentalisation politique de la culture.
Ce qu'il faut retenir
- Deux concerts de Kendji Girac sont prévus cette semaine au Maroc, à Casablanca et à Rabat.
- Une campagne de boycott a été lancée contre l’artiste, accusé de soutien à Israël dans le conflit israélo-palestinien.
- La productrice des concerts a rejeté ces accusations et affirmé que le boycott était sans fondement.
- Le conflit entre Israël et le Hamas dure depuis octobre 2023, exacerbant les tensions au Moyen-Orient et en diaspora.
Deux concerts prévus au Maroc, dans un contexte politique tendu
Kendji Girac devait se produire à deux reprises cette semaine au Maroc : d’abord à Casablanca, puis à Rabat, dans le cadre d’une tournée qui traverse plusieurs pays du Maghreb. Ces dates, initialement présentées comme apolitiques, ont rapidement attiré l’attention des réseaux sociaux, où des appels au boycott ont commencé à circuler. Les organisateurs, contactés par Ouest France, ont confirmé la tenue des spectacles malgré les tensions, tout en niant toute implication du chanteur dans le conflit israélo-palestinien.
Le conflit entre Israël et le Hamas, qui a débuté en octobre 2023 après l’attaque du Hamas contre Israël, continue de susciter des réactions passionnées à travers le monde, y compris dans les pays arabes où la sympathie pour la cause palestinienne reste forte. Au Maroc, où la population suit de près l’actualité régionale, les prises de position publiques sur ce sujet sont souvent perçues comme un engagement politique.
Une campagne de boycott lancée sur les réseaux sociaux
La mobilisation contre Kendji Girac s’est organisée principalement sur les réseaux sociaux, où des hashtags comme #BoycottKendjiGirac ou #MarocUnisPourPalestine ont commencé à circuler dès le week-end dernier. Certains internautes accusent l’artiste d’avoir exprimé des positions pro-israéliennes dans le passé, notamment lors de déclarations ou de participations à des événements jugés controversés. D’autres estiment que sa simple présence au Maroc, dans un contexte de guerre, est une provocation envers la cause palestinienne.
Parmi les messages relayés, des captures d’écran de publications anciennes de Kendji Girac, datant parfois de plusieurs années, ont été partagées massivement. Ces éléments, sortis de leur contexte, ont alimenté la polémique et poussé certains fans à reconsidérer leur soutien à l’artiste. Pourtant, aucune déclaration récente ou engagement politique clair de sa part n’a été mis en avant pour justifier cette campagne.
La productrice dénonce une instrumentalisation politique
Face à cette vague de contestation, la productrice des concerts, Sofia El Bazi, a pris la parole pour démentir catégoriquement les accusations portées contre Kendji Girac. Dans un communiqué envoyé à Ouest France, elle a rappelé que les spectacles étaient avant tout des événements culturels et musicaux, sans lien avec quelque engagement politique que ce soit.
« Ces concerts sont une célébration de la musique et de la culture, loin de toute polémique. Le boycott qui vise Kendji Girac est une manipulation qui détourne l’attention de l’essentiel : la beauté de ses chansons et son talent », a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné que la tournée avait été organisée bien avant l’escalade du conflit israélo-palestinien et que son objectif était de rassembler le public autour de la musique, sans distinction d’origine ou de croyance. Malgré ces précisions, la campagne de boycott continue de prendre de l’ampleur sur les plateformes numériques, où les appels au retrait des billets se multiplient.
Ce boycott s’inscrit dans une série de mobilisations similaires observées depuis le début du conflit, où des artistes ou personnalités publiques ont été ciblés pour leurs positions supposées. Il rappelle aussi l’influence grandissante des réseaux sociaux dans la propagation de mouvements de contestation, parfois au mépris des faits réels.
Les accusations reposent principalement sur des publications anciennes de l’artiste, jugées pro-israéliennes par certains internautes. Aucune déclaration récente ou engagement politique clair n’a été identifié pour étayer ces reproches. La productrice des concerts a démenti toute implication de Kendji Girac dans le conflit.