Une étude récente a mis en lumière la disparition des lacs de K’gari il y a 7 500 ans, malgré un climat humide à cette époque. Cette découverte soulève des interrogations sur la vulnérabilité de ces eaux sacrées. Publiée dans le Journal of Quaternary Science en début d'année 2026, cette recherche menée par l'Université d'Adélaïde a analysé les sédiments anciens des lacs de K’gari, située au large de la côte sud-est du Queensland.
Ce qu'il faut retenir
- Les lacs de K’gari ont disparu il y a 7 500 ans, en pleine période pluvieuse, malgré un climat humide.
- L'étude révèle des anomalies climatiques remettant en question les modèles établis.
- Les vents alizés du sud-est pourraient avoir dévié les précipitations, asséchant ainsi les lacs de K’gari.
Anomalie climatique sur K’gari
Les résultats de l'étude ont révélé que des lacs âgés de 35 000 à 55 000 ans ont subitement disparu il y a 7 500 ans. Cette disparition s'est accompagnée de l'absence de couches sédimentaires sur deux millénaires, d'une augmentation de la teneur en sable et de changements dans les types de pollens fossilisés, indiquant une adaptation à la sécheresse.
Impact des vents alizés
Les chercheurs avancent que les vents alizés du sud-est, plus actifs à cette période, ont dévié les précipitations vers une île voisine, privant ainsi K’gari des pluies nécessaires pour maintenir ses lacs. Harald Hofmann, coauteur de l'étude, souligne l'importance de ces changements climatiques inattendus.
Enjeux pour l'avenir de K’gari
Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, K’gari est un symbole de la richesse naturelle australienne. Les lacs, surnommés les Yeux de K’gari par le peuple Butchulla, nécessitent une protection renforcée. Conway Burns souligne la responsabilité de préserver ces eaux sacrées, témoins d'une histoire millénaire.
Conclusion
La disparition des lacs de K’gari il y a 7 500 ans révèle les fragilités de ces écosystèmes face aux aléas climatiques. Cette étude met en lumière l'importance de protéger ces joyaux naturels, héritage précieux pour les générations futures.