Les assassinats attribués aux gangs ont pratiquement disparu depuis la mise en place d'un arsenal répressif, mais des experts et des ONG rapportent des abus « systématiques » et « généralisés » commis par les forces de sécurité contre la population civile. D'après Le Monde, officiellement conçu pour durer un mois, ce « régime d'exception » a été maintenu pendant quatre ans par le président Nayib Bukele, qui justifie la répression par la nécessité de lutter contre les gangs et la criminalité.
Les résultats sont à la fois spectaculaires et préoccupants. Le taux d'homicides a chuté de 63 % entre 2020 et 2022, selon le gouvernement, mais les ONG parlent de « répression massive » et d'« état d'exception » qui « porte atteinte aux droits humains ». Les forces de sécurité ont procédé à des arrestations et des interpellations massives, notamment contre des mineurs et des personnes sans abri. Des exécutions extrajudiciaires ont également été signalées.
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