Les résultats de l’autopsie ont confirmé ce mercredi 8 juillet 2026 la mort par déshydratation de deux jumelles, âgées de 18 mois, à Beuvrages, dans le Nord. Les parents des enfants, un couple âgé respectivement de 35 et 32 ans, avaient été placés en garde à vue dès lundi après-midi, selon Le Monde. Leur détention provisoire a été prolongée mardi soir, a indiqué la procureure de Valenciennes, sans préciser la durée exacte de cette mesure.
Ce qu'il faut retenir
- Deux jumelles de 18 mois sont décédées à Beuvrages (Nord) des suites d’une déshydratation, selon l’autopsie réalisée ce 8 juillet 2026.
- Le couple parental, âgé de 35 et 32 ans, a été placé en garde à vue dès lundi après-midi, avant que leur détention ne soit prolongée mardi soir.
- La procureure de Valenciennes a confirmé la prolongation de la garde à vue, sans communiquer sur sa durée exacte.
- L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances précises du décès des deux enfants.
Une autopsie accablante pour les parents
Les conclusions de l’autopsie, rendues publiques ce mercredi, établissent sans ambiguïté que les deux jumelles sont mortes de déshydratation. Les corps des enfants ont été retrouvés à leur domicile de Beuvrages, une commune située à proximité de Valenciennes. Selon les premiers éléments de l’enquête, les petites filles ne présentaient aucune trace de violence physique, mais leur état de santé général indiquait un manque d’hydratation prolongé.
Les parents, désormais au cœur de l’enquête judiciaire, ont été interpellés dans le cadre de la procédure ouverte pour « homicide involontaire » ou « non-assistance à personne en danger ». Leur garde à vue, initialement prévue pour une durée de 24 heures, a été prolongée mardi soir par les autorités judiciaires, a précisé la procureure de Valenciennes. Cette décision intervient dans l’attente de nouveaux éléments ou aveux.
Une procédure judiciaire en cours
La procureure de Valenciennes a indiqué que les investigations se poursuivent activement pour établir les responsabilités dans ce drame. « Les gardes à vue des parents se poursuivent ce soir, et nous analysons l’ensemble des éléments à notre disposition », a-t-elle déclaré. Elle n’a pas souhaité communiquer sur d’éventuelles charges retenues contre le couple, ni sur les prochaines étapes de l’enquête.
Les proches des victimes ont été entendus par les enquêteurs, tout comme les voisins du domicile des parents. Des témoignages ont évoqué un isolement relatif du couple, sans que des éléments concrets ne permettent d’établir un lien avec le décès des enfants. Les services sociaux de la région ont également été saisis pour examiner les conditions de vie des jumelles avant leur mort.
Un drame qui interroge les services de protection de l’enfance
Ce cas relance le débat sur le rôle des services sociaux et médicaux dans la prévention des risques de maltraitance ou de négligence envers les mineurs. À Beuvrays, comme dans d’autres communes du Nord, les associations locales appellent à un renforcement des contrôles préventifs. « Ces situations tragiques montrent l’importance d’une vigilance constante, même en l’absence de signalements préalables », a souligné une responsable associative sous couvert d’anonymat.
Les autorités locales n’ont pas encore réagi officiellement à ce drame, mais la préfecture du Nord a indiqué qu’elle suivait « avec la plus grande attention » l’évolution de l’enquête. Une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir les enquêteurs et les proches des victimes.
Les funérailles des deux jumelles sont prévues ce week-end en présence de la famille et des proches. La commune de Beuvrages, touchée par ce drame, a annoncé la mise en place d’un registre de condoléances pour les habitants souhaitant rendre hommage aux victimes.
Les parents sont maintenus en garde à vue car les enquêteurs estiment que leur version des faits nécessite d’être approfondie. La prolongation de cette mesure permet aux autorités judiciaires de recueillir des éléments supplémentaires avant de décider d’éventuelles poursuites pénales. Aucune charge précise n’a encore été retenue contre eux, mais leur détention provisoire vise à éviter toute obstruction à l’enquête.