Selon Le Monde, la perte de couvert forestier dans les forêts primaires tropicales a diminué de 36 % en 2025, après une année 2024 marquée par des incendies d’une intensité exceptionnelle. Malgré cette amélioration relative, ces écosystèmes restent sous pression en raison de l’expansion des terres agricoles et des effets du dérèglement climatique. Les chiffres, publiés par des observateurs indépendants, confirment une tendance à la baisse, mais soulignent l’urgence d’agir pour préserver ces zones critiques.

Ce qu'il faut retenir

  • La déforestation des forêts primaires tropicales a reculé de 36 % en 2025, après un pic en 2024
  • Cette baisse intervient malgré la persistance des pressions agricoles et climatiques
  • Les incendies de grande ampleur ont marqué l’année 2024, accélérant la dégradation
  • Les forêts primaires tropicales jouent un rôle clé dans la régulation du climat

Une amélioration relative, mais des défis majeurs persistent

Les données recueillies par Le Monde montrent que le recul de la déforestation en 2025 s’inscrit dans un contexte particulier. Après une année 2024 où les incendies avaient ravagé des millions d’hectares, notamment en Amazonie et en Asie du Sud-Est, les mécanismes de protection et de surveillance semblent avoir permis une réduction des pertes. « Cette baisse est encourageante, mais elle ne doit pas masquer l’essentiel : les forêts primaires restent en danger », a précisé un expert en écologie tropicale contacté par le quotidien.

L’agriculture et le climat, des menaces toujours actives

Malgré le ralentissement observé, les causes de la déforestation n’ont pas disparu. L’expansion des cultures, notamment du soja et de l’huile de palme, ainsi que l’élevage intensif, continuent de grignoter les espaces boisés. Par ailleurs, les effets du changement climatique, comme les sécheresses prolongées ou les événements météorologiques extrêmes, fragilisent encore davantage ces écosystèmes déjà vulnérables. « On est loin d’avoir inversé la tendance », a rappelé un représentant d’une ONG spécialisée, cité par Le Monde.

Un rôle écologique essentiel

Les forêts primaires tropicales abritent une biodiversité unique et jouent un rôle majeur dans la séquestration du carbone. Leur disparition accélérée aurait des conséquences dramatiques non seulement pour les espèces qui y vivent, mais aussi pour le climat mondial. Les scientifiques estiment que leur protection est indispensable pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. « Sans ces forêts, les efforts de lutte contre le réchauffement climatique seront considérablement affaiblis », a souligné un chercheur interrogé par le quotidien.

Et maintenant ?

Pour 2026, les observateurs s’attendent à une stabilisation de la situation, mais sans garantie d’amélioration durable. Plusieurs initiatives internationales, comme le Fonds pour la forêt tropicale, devraient être renforcées d’ici la fin de l’année. Une réunion des États signataires de l’Accord de Paris, prévue en novembre 2026, pourrait aborder spécifiquement la question de la protection des forêts primaires. Reste à voir si les engagements pris se traduiront par des actions concrètes.

La situation des forêts tropicales primaires illustre une fois de plus le difficile équilibre entre développement économique et préservation de l’environnement. Si le recul de la déforestation en 2025 est une bonne nouvelle, il ne saurait suffire à lui seul à garantir leur survie à long terme.