La consommation de carburant en France a connu une forte baisse au mois d'avril, avec une diminution de près de 19% pour le gazole et de plus de 14% pour l'essence. Ces chiffres, révélés par BFM Business, s'expliquent par une adaptation des automobilistes face à la hausse des prix du carburant.

Ce qu'il faut retenir

  • Chute de 18,55% de la consommation de gazole entre le 11 et le 20 avril
  • Recul de 14,5% pour les supercarburants sur la même période
  • Baisse de 16% de la consommation à la pompe début avril

Baisse des recettes fiscales malgré la hausse des prix

Malgré l'augmentation des prix du carburant, les recettes fiscales de l'État n'ont que peu augmenté, du fait d'une nette baisse de la consommation. Entre début mars et début avril, le surplus fiscal lié à la TVA sur le carburant a diminué de 100 millions d'euros, passant de 270 millions à 170 millions d'euros par rapport à l'année précédente. Cette baisse s'explique par une diminution de la consommation à la pompe estimée à 16% en début avril.

Adaptation des comportements des automobilistes

Les automobilistes français ont ajusté leurs habitudes pour faire face aux prix élevés du carburant. Cette tendance s'est confirmée avec une baisse de 18,55% de la consommation de gazole et de 14,5% pour les supercarburants entre le 11 et le 20 avril. La baisse de la consommation s'est accentuée au fil du mois, malgré des prix à la pompe orientés à la baisse sur la même période.

Élasticité de la demande de carburant

Une étude de l'Insee réalisée en 2023 soulignait que les automobilistes réagissent de manière mesurée aux hausses de prix du carburant. Une augmentation de 1% du prix entraîne une baisse de la consommation comprise entre 0,21% et 0,40% à court terme. Toutefois, en avril, cette réactivité a été plus marquée, notamment en raison des vacances scolaires qui ont réduit les trajets contraints.

Et maintenant ?

Il est probable que les comportements des automobilistes continueront à s'adapter en fonction des prix du carburant. Les autorités pourraient surveiller de près l'évolution de la consommation et des recettes fiscales dans les prochains mois.