Un vol EasyJet reliant l’Égypte au Royaume-Uni a été dérouté vers l’aéroport de Rome-Fiumicino le 19 mai dernier après la découverte d’une batterie externe utilisée en soute, une infraction aux règles de sécurité aérienne. Selon Capital, cette décision a été prise par précaution, les batteries lithium-ion représentant un risque d’incendie en cas de surchauffe dans les compartiments cargo.

Ce qu'il faut retenir

  • Un vol EZY2618 d’EasyJet, parti d’Hurghada (Égypte) à destination de Londres-Luton, a été dérouté vers Rome-Fiumicino le 19 mai 2026.
  • La batterie externe, utilisée pour recharger un téléphone, a été découverte dans un bagage en soute, ce qui est strictement interdit.
  • Le commandant de bord a choisi de dérouter l’appareil par précaution, conformément aux procédures de sécurité.
  • L’atterrissage s’est déroulé sans incident, mais les passagers ont d’abord été informés d’un « objet interdit » en soute.
  • EasyJet a présenté ses excuses et a reprogrammé le vol le lendemain matin pour certains passagers.
  • L’OACI interdit depuis 2016 le transport de batteries lithium-ion en soute, une règle appliquée par la plupart des compagnies aériennes.

L’incident survient alors que les autorités aériennes renforcent les contrôles sur les batteries externes et autres appareils fonctionnant au lithium. Ces équipements, bien que courants, peuvent en effet présenter un danger en cas de surchauffe, notamment dans les compartiments à bagages où les systèmes de détection d’incendie sont moins performants qu’en cabine. D’après les données de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), les batteries lithium-ion sont responsables de plusieurs incidents chaque année dans le transport aérien, justifiant leur placement systématique en bagage cabine.

Un vol Egypt-Londres détourné après la découverte d’une batterie en soute

Le vol EZY2618, opéré par EasyJet, avait quitté Hurghada le 19 mai à destination de l’aéroport de Londres-Luton. Mais en cours de trajet, l’équipage a été informé qu’une batterie externe était utilisée pour recharger un téléphone dans un bagage en soute. Selon le communiqué de la compagnie relayé par la presse britannique, comme The Telegraph, le risque d’incendie lié aux batteries lithium-ion a conduit le commandant de bord à dérouter l’avion vers Rome-Fiumicino. L’appareil s’est posé sans incident dans la soirée, évitant ainsi tout danger potentiel.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre des procédures de sécurité strictes imposées aux compagnies aériennes. Les batteries lithium-ion, bien que pratiques, sont en effet considérées comme des marchandises dangereuses en raison de leur potentiel inflammable. Leur transport en soute est interdit par l’OACI depuis 2016, et la plupart des transporteurs, dont EasyJet, appliquent cette règle avec rigueur. Les passagers sont désormais tenus de conserver leurs batteries externes dans leurs bagages cabine, sans possibilité de les utiliser pendant le vol.

Des passagers informés tardivement, suscitant l’inquiétude

À bord de l’appareil, les passagers ont reçu très peu d’explications dans un premier temps. Plusieurs témoignages relayés par les médias britanniques indiquent que le pilote s’est contenté d’annoncer qu’un « objet interdit » se trouvait dans la soute, sans préciser la nature du problème. Cette annonce a immédiatement suscité l’inquiétude parmi les voyageurs, certains craignant un problème technique grave ou une menace plus sérieuse. Ce n’est qu’après l’atterrissage à Rome que les passagers ont été informés de l’origine exacte de l’alerte : une batterie externe utilisée en soute.

EasyJet a ensuite confirmé que la décision de dérouter l’avion avait été prise « par précaution » et conformément aux procédures de sécurité. La compagnie a présenté ses excuses pour les désagréments causés par ce retard exceptionnel. Certains passagers ont été hébergés à l’hôtel durant la nuit, tandis que d’autres ont dû patienter directement dans l’aéroport italien avant que le vol ne soit reprogrammé le lendemain matin.

Les règles strictes sur les batteries lithium-ion dans le transport aérien

L’OACI interdit depuis 2016 le transport de batteries lithium-ion en soute, une décision renforcée après plusieurs incidents impliquant des incendies liés à ces équipements. EasyJet, comme la plupart des compagnies, impose désormais que les batteries externes soient conservées dans les bagages cabine et protégées afin d’éviter tout incident. La compagnie autorise un maximum de deux batteries externes par passager, à condition qu’elles restent éteintes et rangées dans les bagages à main pendant le vol.

Ces règles s’expliquent par le risque accru de surchauffe des batteries lithium-ion, qui peuvent provoquer des départs de feu difficiles à maîtriser en soute. Contrairement aux compartiments passagers, les zones cargo ne sont pas toujours équipées de systèmes de détection et d’extinction d’incendie adaptés à ce type de danger. Plusieurs incidents récents, dont un cas rapporté par KLM en 2025 où une batterie externe a pris feu en vol, ont rappelé l’importance de ces mesures.

Et maintenant ?

EasyJet devrait maintenir ses contrôles renforcés sur les batteries externes, tandis que les autorités aériennes pourraient accentuer les vérifications avant l’embarquement. La compagnie n’a pas annoncé de mesures supplémentaires pour l’instant, mais pourrait renforcer la communication auprès des passagers pour éviter toute méprise. D’autres compagnies pourraient suivre son exemple, notamment après cet incident qui rappelle les risques liés aux batteries lithium-ion.

Cet événement illustre une fois de plus les défis du transport aérien en matière de sécurité, alors que le trafic reprend son niveau d’avant-pandémie. Les compagnies et les régulateurs devront continuer à adapter leurs protocoles pour limiter les risques, tout en informant clairement les voyageurs sur les règles à respecter.

Les batteries lithium-ion sont interdites en soute en raison de leur risque élevé de surchauffe et d’incendie. En cas de défaillance, elles peuvent provoquer des départs de feu difficiles à éteindre dans les compartiments cargo, où les systèmes de détection et d’extinction sont moins performants qu’en cabine. L’OACI a généralisé cette interdiction en 2016 après plusieurs incidents.

EasyJet autorise le transport de deux batteries externes maximum par passager, à condition qu’elles soient rangées dans le bagage cabine et éteintes pendant le vol. Leur utilisation pour recharger un appareil est strictement interdite, et leur transport en soute est formellement proscrit.