Le braqueur français Antonio Ferrara, âgé de 52 ans, comparaît devant la justice à Bruxelles aux côtés de neuf complices présumés pour un projet d'attaque à main armée en Allemagne, déjoué l'an dernier par les autorités belges et françaises. L'opération de police ayant mis fin au projet s'est déroulée le 27 février 2025 à l'aube dans la ville belge d'Eupen, près de la frontière allemande, où les malfaiteurs avaient loué un logement. Les enquêteurs ont découvert que le groupe projetait d'attaquer un établissement bancaire à Bochum, en Allemagne.

La justice française, enquêtant sur cette association de malfaiteurs depuis l'automne 2024, a collaboré avec la Belgique pour aboutir à cette arrestation à Eupen. Le procès a débuté devant le tribunal correctionnel de Bruxelles et des audiences sont prévues jusqu'au 29 avril, date à laquelle le jugement sera mis en délibéré. Antonio Ferrara est accusé d'avoir été l'un des cerveaux de ce projet, entouré d'une équipe déterminée prête à agir avec des armes de guerre, des grenades et des explosifs.

L'avocat d'Antonio Ferrara a contesté les charges retenues contre son client, soulignant qu'aucune arme n'avait été retrouvée dans le véhicule lors de son arrestation. Le prévenu, surnommé le "roi de la belle", s'était évadé spectaculairement de la prison de Fresnes en 2003. Installé en région parisienne, il a été condamné en France pour braquages, tentative de meurtre et évasions. Parmi les complices présumés de Ferrara se trouvent son frère Massimiliano Ferrara, ainsi que des individus déjà condamnés pour des faits similaires.

Les prévenus, la plupart en liberté ou sous bracelet électronique, sont accusés de délits graves tels que la détention d'explosifs, d'armes prohibées, vol aggravé, tentative de vol avec violences, menaces et participation à une organisation criminelle. L'un des prévenus, Yacine Bentouati, doit répondre de tentative de meurtre après avoir foncé sur une voiture de police en tentant de s'enfuir, blessant un policier belge. L'État belge s'est constitué partie civile dans cette affaire.

Antonio Ferrara a passé environ huit mois en détention provisoire en Belgique avant d'être remis en liberté sous caution en novembre 2025. Ayant écopé de 12 ans de prison pour son évasion de Fresnes en 2010, sa peine avait été réduite en appel et il avait été libéré en juillet 2022.