« Je veux que 45 salariés aient une solution », a déclaré le dirigeant de la biscuiterie Le Goff, installée près de Morlaix dans le Finistère. Depuis le 18 mai 2026, l’activité est à l’arrêt et l’entreprise, spécialisée dans la fabrication de biscuits, cherche activement un repreneur pour éviter un licenciement collectif. D’après Ouest France, cette situation s’inscrit dans un contexte de difficultés financières persistantes, aggravées par une conjoncture économique défavorable pour le secteur agroalimentaire breton.
Ce qu'il faut retenir
- La biscuiterie Le Goff, basée près de Morlaix (Finistère), est à l’arrêt depuis le 18 mai 2026.
- L’entreprise emploie 45 salariés dont l’avenir professionnel est menacé.
- Une recherche de repreneur est en cours pour éviter une fermeture définitive.
- Le secteur agroalimentaire breton traverse une période difficile, selon les observateurs du marché.
Une entreprise historique en quête de survie
Fondée il y a plusieurs décennies, la biscuiterie Le Goff représente un acteur local historique de l’agroalimentaire breton. Pourtant, depuis plusieurs mois, l’entreprise accumule les difficultés. Ouest France indique que les commandes ont chuté, tandis que les coûts de production, notamment ceux des matières premières, ont fortement augmenté. « Les marges sont devenues insoutenables », a expliqué un proche de la direction sous couvert d’anonymat. La décision de suspendre l’activité a été prise en urgence pour éviter une aggravation de la situation financière.
Les salariés, majoritairement originaires de la région, sont désormais en incertitude totale. Certains d’entre eux, contactés par Ouest France, ont exprimé leur inquiétude quant à leur avenir professionnel. « On nous demande de garder espoir, mais sans repreneur, on ne voit pas comment on pourrait continuer », a confié l’un d’eux. La biscuiterie, qui produit notamment des sablés et des galettes, était connue pour ses recettes traditionnelles et son ancrage local.
Un repreneur indispensable pour éviter la liquidation
Pour tenter de sauver les emplois, la direction a lancé un appel à candidatures afin de trouver un repreneur capable de reprendre l’activité et de redresser l’entreprise. Les critères de reprise ne sont pas encore publics, mais plusieurs pistes sont évoquées : un rachat par un groupe agroalimentaire régional, une reprise par les salariés eux-mêmes sous forme de SCOP, ou encore un investisseur externe prêt à injecter des fonds. Selon Ouest France, les discussions sont en cours avec plusieurs acteurs, mais aucun accord n’a encore été finalisé.
Le temps presse : sans solution rapide, la liquidation judiciaire pourrait être inévitable. Les créanciers, parmi lesquels figurent des fournisseurs locaux, ont déjà été informés de la situation. « On est dans une course contre la montre », a souligné un représentant des salariés. La région Bretagne, via ses dispositifs d’accompagnement aux entreprises en difficulté, a proposé son soutien pour faciliter la recherche d’un repreneur.
Un secteur agroalimentaire breton sous tension
Cette situation reflète les défis auxquels est confronté le secteur agroalimentaire breton, l’un des plus importants de France. Entre la hausse des coûts énergétiques, la concurrence accrue des produits importés et les attentes des consommateurs en matière de transition écologique, de nombreuses PME locales peinent à maintenir leur activité. Ouest France rappelle que plusieurs entreprises du secteur ont déjà déposé le bilan en 2025 et en début d’année 2026, notamment dans les domaines de la biscuiterie et de la conserverie.
La biscuiterie Le Goff, avec ses 45 emplois directs et indirects, incarne cette fragilité. « On ne peut pas se permettre de perdre une entreprise comme celle-ci, qui fait partie du patrimoine économique local », a commenté un élu municipal de Morlaix. Les autorités locales et régionales ont déjà exprimé leur volonté d’accompagner la recherche d’une solution pérenne, sans pour autant pouvoir garantir un dénouement favorable.
Cette affaire soulève une fois de plus la question de la résilience des PME agroalimentaires bretonnes face aux crises économiques. À l’heure où les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux circuits courts et à la qualité des produits, le modèle traditionnel de la biscuiterie artisanale doit-il évoluer pour survivre ? La réponse, elle, pourrait venir dans les prochains jours.
D’après les informations disponibles, les repreneurs potentiels devront s’engager à maintenir l’activité industrielle sur place, à préserver une partie des emplois existants et à investir dans la modernisation des outils de production. Aucun détail précis n’a encore été rendu public, mais la pérennité de l’entreprise et la sauvegarde des emplois sont clairement au cœur des attentes.