Une enquête approfondie menée par le New York Times et publiée le 8 avril 2026, s’appuyant sur des milliers de documents issus de la communauté des cryptomonnaies, désigne désormais le mathématicien britannique Adam Back, âgé de 55 ans, comme une figure centrale dans la recherche d’identité de Satoshi Nakamoto, le mystérieux créateur du Bitcoin. Selon les révélations du quotidien américain, les indices accumulés pointent vers ce chercheur, dont l’expertise en cryptographie et la proximité avec les premiers développements de la blockchain seraient déterminantes.
Ce qu'il faut retenir
- Le New York Times publie le 8 avril 2026 une enquête accréditant la piste Adam Back, mathématicien britannique de 55 ans, comme créateur potentiel du Bitcoin.
- L’article s’appuie sur des milliers de documents issus de la communauté crypto, analysés par le journal.
- Adam Back est une figure reconnue dans le milieu, expert en cryptographie et proche des cercles ayant participé aux débuts du Bitcoin.
- L’enquête relance un débat récurrent : qui se cache derrière Satoshi Nakamoto, dont l’identité reste officiellement inconnue depuis 2009.
L’enquête du New York Times, comme le rapporte Libération, s’appuie sur des échanges de courriers électroniques, des publications académiques et des témoignages de proches du secteur. Adam Back, connu pour avoir développé Hashcash, un système de preuve de travail précurseur, est mentionné à plusieurs reprises dans ces documents. Les auteurs de l’enquête soulignent que ses travaux, publiés dès 1997, présentent des similitudes troublantes avec le white paper du Bitcoin, publié en 2008. Back lui-même n’a jamais revendiqué cette paternité, mais son nom est régulièrement cité dans les spéculations entourant l’identité de Nakamoto.
Selon les documents consultés par le New York Times, Adam Back aurait été en contact avec Hal Finney, l’un des premiers développeurs du Bitcoin, quelques jours avant la publication du white paper. Finney, décédé en 2014, était l’un des rares à avoir reçu des bitcoins directement de Nakamoto. L’enquête évoque également des échanges entre Back et d’autres figures majeures de l’écosystème, comme Nick Szabo, souvent cité parmi les candidats potentiels à l’identité de Satoshi. « Les preuves ne sont pas définitives, mais elles sont suffisamment solides pour envisager sérieusement cette piste », a déclaré l’un des journalistes ayant participé à l’enquête.
Cette révélation survient alors que la communauté des cryptomonnaies commémore les 18 ans du Bitcoin, dont le premier bloc, le « genesis block », a été miné le 3 janvier 2009. Depuis sa création, l’identité de Satoshi Nakamoto est l’un des plus grands mystères de l’histoire financière et technologique. Plusieurs noms ont été avancés au fil des ans, mais aucun n’a jamais été confirmé. En 2016, Craig Wright, un informaticien australien, avait affirmé être Nakamoto, une prétention largement contestée par la communauté. En 2021, une enquête du Wall Street Journal avait évoqué la piste d’un trio de développeurs japonais, sans suite probante.
« Les éléments que nous avons rassemblés suggèrent qu’Adam Back est le candidat le plus crédible à ce jour. Son expertise, son timing et ses liens avec les premiers acteurs du Bitcoin sont trop flagrants pour être ignorés. »
— Un extrait de l’enquête du New York Times, cité par Libération
Cette enquête rappelle que le Bitcoin, bien plus qu’une simple monnaie numérique, reste un projet aux multiples strates historiques et techniques. Qu’il s’agisse ou non d’Adam Back, l’identité de Satoshi Nakamoto a peut-être moins d’importance que l’impact durable de son invention : une technologie ayant bouleversé la finance mondiale, tout en alimentant l’un des plus grands mystères de l’ère numérique.
Adam Back est surtout connu pour avoir développé Hashcash en 1997, un système de preuve de travail précurseur du mécanisme de minage du Bitcoin. Son expertise en cryptographie et ses liens avec les premiers développeurs, comme Hal Finney, ainsi que la proximité entre ses travaux et le white paper du Bitcoin, en font un candidat crédible selon l’enquête du New York Times.
Une reconnaissance officielle pourrait avoir plusieurs conséquences : une valorisation accrue des premiers bitcoins minés par Nakamoto (estimés à plus d’1 million), une relance des débats sur la gouvernance du Bitcoin, et surtout, la résolution d’un mystère vieux de près de vingt ans, susceptible d’attirer une nouvelle vague d’investisseurs et de chercheurs dans l’écosystème crypto.
