Les deux frères écossais à l’origine du projet Boards of Canada ont surpris leur public en livrant un nouvel album après treize ans de silence, d’après Libération. Intitulé «Inferno», ce disque explore les méandres de l’ésotérisme pour mettre en lumière les distorsions de la réalité.

Ce qu'il faut retenir

  • Boards of Canada, duo écossais légendaire de musique électronique, publie «Inferno» après treize ans de silence.
  • L’album s’inspire des thèmes ésotériques pour interroger la perception de la réalité.
  • Le titre «Inferno» évoque une plongée dans les abîmes psychologiques et spirituels.
  • Les frères écossais sont connus pour leur approche mystérieuse et leur discrétion médiatique.

Un retour attendu après une longue attente

Le duo Boards of Canada, composé des frères Michael et Andrew Sandison, a marqué l’histoire de la musique électronique par des albums comme «Music Has the Right to Children» (1998) ou «Geogaddi» (2002). Leur style, à la fois mélancolique et envoûtant, a influencé des générations d’artistes. Après une pause de treize ans, leur retour avec «Inferno» confirme leur statut de figures incontournables du genre, comme le rapporte Libération.

L’album s’inscrit dans une démarche artistique où les références à l’ésotérisme et à la symbolique mystique jouent un rôle central. Les frères Sandison ont toujours cultivé une aura de mystère autour de leur travail, préférant laisser leur musique parler d’elle-même plutôt que de s’étendre sur leurs intentions.

Une exploration des distorsions du réel

Selon Libération, «Inferno» plonge l’auditeur dans un univers où les frontières entre réalité et illusion s’estompent. Les compositions, à la fois hypnotiques et troublantes, mêlent des nappes sonores envoûtantes à des rythmes qui oscillent entre douceur et tension. Le disque se présente comme une invitation à décrypter les illusions qui façonnent notre perception du monde.

Les frères Sandison ont toujours été fascinés par les théories du complot, l’ufologie ou encore les prophéties apocalyptiques. Avec «Inferno», ils poussent plus loin cette exploration en utilisant des samples et des mélodies qui évoquent un voyage à travers les strates de l’inconscient collectif.

Un titre évocateur et une symbolique forte

Le choix du titre «Inferno» n’est pas anodin. Il renvoie autant à la notion d’enfer, dans son acception la plus littéraire que psychologique, qu’à une métaphore des chaos modernes. Dans un entretien accordé à Libération, les deux artistes ont expliqué que cet album était une réponse aux turbulences du monde contemporain.

« Nous vivons dans une époque où les réalités alternatives et les fake news brouillent notre perception », a déclaré Michael Sandison. « Avec «Inferno», nous voulions explorer comment la musique peut devenir un miroir de ces distorsions. »

« Cet album est une plongée dans l’inconnu, où chaque écoute révèle de nouvelles couches. » — Michael Sandison, Boards of Canada

Et maintenant ?

La sortie de «Inferno» marque le début d’une nouvelle phase pour Boards of Canada. Si le duo n’a pas encore annoncé de tournée, il est probable que l’album donne lieu à des performances live, comme ce fut le cas pour ses précédents travaux. Les fans attendent également d’éventuelles révélations sur la signification cachée des morceaux, un exercice désormais classique pour ce groupe discret mais influent.

Alors que «Inferno» commence à circuler sur les plateformes de streaming, les critiques s’interrogent déjà sur l’impact de cet album dans le paysage musical actuel. Une chose est sûre : après treize ans d’absence, Boards of Canada prouve qu’il reste un acteur majeur de la scène électronique.