Le CAC 40 a repris des couleurs ce mardi matin, mais attention aux faux-semblants. Entre le pétrole qui dégringole et les rumeurs autour de la Fed, les marchés jouent aux montagnes russes. On fait le point.
Un CAC 40 qui reprend des couleurs, mais pour combien de temps ?
Ce matin, le CAC 40 a affiché une timide hausse de 0,67%, atteignant les 8 181 points. Une lueur d'espoir dans un contexte économique plutôt morose ? Pas si sûr. (D'après nos confrères de BFM Bourse)
Le pétrole, lui, continue sa chute libre. Et pour cause : Donald Trump semble bien décidé à trouver un accord avec l'Iran sur le nucléaire. Résultat ? Les craintes d'une attaque américaine s'éloignent, et avec elles, les risques de perturbations sur l'offre de pétrole. Autant dire que les cours de l'or noir en prennent un coup.
Côté valeurs, c'est le grand n'importe quoi. TotalEnergies a perdu 0,85%, alors qu'Air France-KLM a grimpé de 4,7%. Pourquoi un tel écart ? Tout simplement parce que le carburant représente un poste de dépenses colossal pour les compagnies aériennes. Moins de pétrole, moins de dépenses, plus de profits. Logique.
La Fed dans le viseur : qui va remplacer Powell ?
Les marchés digèrent aussi la rumeur d'un nouveau nom pour succéder à Powell à la tête de la Fed : Mark Warsh. Un personnage controversé, qualifié de "faucon" par certains, mais qui a pourtant adopté des positions accommodantes sous Trump. (Comme le rapporte BFM Bourse)
Luke Bartholomew, économiste en chef adjoint chez Aberdeen Investments, voit en lui une nomination crédible. "Il plaidera très probablement en faveur d'une baisse des taux d'intérêt", explique-t-il. Mais attention, il ne devrait pas bouleverser le cadre opérationnel de la Fed. Bref, on peut s'attendre à des baisses de taux, mais pas à une révolution.
Les petites capitalisations en berne
Côté petites et moyennes capitalisations, c'est la dégringolade. Eramet a plongé de 9,7% après le départ de son directeur général. Et Seché Environnement a dévissé de 18,5%, lançant un nouvel avertissement sur ses résultats 2025. (Relayé par BFM Bourse)
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé dans le vert lundi. Le Dow Jones a gagné 1,05%, le Nasdaq Composite 0,56%, et le S&P500 0,54%. Mais attention, ces performances ne doivent pas masquer les incertitudes persistantes.
Le point sur les autres classes d'actifs
Vers 8h00 ce matin, la monnaie unique se traitait à 1,1855$. Le baril de WTI, lui, s'échangeait autour de 61,95$. Les Treasuries 10 years se négociaient légèrement au-dessus des 4,21%. Le spread France/Allemagne vaut 71 points de base. Et le VIX, indice de la volatilité, valait 17,44 à la dernière clôture du S&P500.
À suivre ce mardi, les nouvelles offres d'emploi (JOLTS) aux États-Unis à 16h00. Un indicateur clé pour les marchés.
Éléments graphiques clés
Le niveau technique des 8 260 points avait été franchi le 9 janvier, avant d'être réintégré rapidement le 19 janvier. En une séance seulement, l'indice a effacé tous les gains enregistrés depuis le début de l'année. Jeudi 22 janvier, la vapeur s'est brutalement inversée, avec la formation d'un gap haussier. L'indice retrouve progressivement une sorte d'équilibre au cœur de son range automnal, au-dessus du seuil symbolique des 8 000 points.
Prévisions
Au regard des facteurs graphiques clés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme. Un franchissement des 8 260 points raviverait la tension à l'achat, tandis qu'une rupture des 8 044 points relancerait la pression vendeuse.
Alors, faut-il investir ou se méfier ? Difficile à dire. Une chose est sûre : les marchés sont plus que jamais imprévisibles. Et vous, vous en pensez quoi ?
Le CAC 40 a affiché une timide hausse de 0,67% ce mardi matin, atteignant les 8 181 points. Cette reprise s'explique notamment par un contexte économique un peu moins morose que les jours précédents. Cependant, cette hausse reste fragile et pourrait bien être de courte durée.
Mark Warsh est un économiste américain connu pour ses positions controversées. Qualifié de "faucon" par certains, il a pourtant adopté des positions accommodantes sous Trump. Sa nomination à la tête de la Fed pourrait avoir un impact significatif sur les politiques monétaires des États-Unis, notamment en matière de taux d'intérêt.
Les marchés sont actuellement confrontés à plusieurs risques majeurs, notamment la volatilité des cours du pétrole, les incertitudes autour des politiques monétaires de la Fed, et les performances mitigées des petites et moyennes capitalisations. Ces facteurs rendent les marchés plus que jamais imprévisibles.
