C’est officiel, le Burkina Faso dit adieu aux partis politiques. Une décision qui ne surprend personne, mais qui marque un tournant. Le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis son coup d’État de septembre 2022, assume pleinement son régime autoritaire.

On pourrait se demander si cette dissolution est vraiment une surprise. Non, pas vraiment. Depuis des mois, la junte au pouvoir à Ouagadougou serre la vis. La répression des opposants s’est intensifiée, et les libertés fondamentales ont pris un sérieux coup.

Mais alors, pourquoi cette décision maintenant ? Difficile de dire avec certitude. Peut-être pour consolider son pouvoir avant les élections promises… ou jamais tenues ?

Une dissolution annoncée depuis longtemps

La suspension des activités des partis politiques avait déjà été décidée peu après le coup d’État de 2022. Une mesure temporaire, disait-on. Sauf que le temporaire a duré plus de trois ans. Et aujourd’hui, la junte franchit un cap en officialisant la dissolution de tous les partis.

Résultat des courses : plus aucun parti politique n’est autorisé. Autant dire que l’opposition politique est désormais muselée. Les voix dissidentes ? Elles risquent de se faire encore plus rares.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le capitaine Traoré ne cache pas ses intentions. Il assume haut et fort « ne pas être une démocratie ». Un aveu qui en dit long sur la direction que prend le pays.

Quelles conséquences pour les Burkinabè ?

Pour les citoyens, cette décision a des conséquences concrètes. Plus de partis politiques signifie moins de choix, moins de débats, moins de démocratie. Bref, un retour en arrière.

Et puis, côté répression, on peut s’attendre à une intensification. Les arrestations arbitraires, les disparitions, les restrictions de liberté… Tout cela pourrait s’aggraver. (On se demande d’ailleurs si les Burkinabè ne vont pas finir par se révolter.)

Autre chose : cette décision pourrait avoir des répercussions sur la scène internationale. La junte risque de s’isoler encore davantage. Les relations avec les pays occidentaux, déjà tendues, pourraient se dégrader.

Et maintenant, vers quoi va le Burkina Faso ?

Difficile de prédire l’avenir. Le capitaine Traoré a promis des élections, mais rien ne garantit qu’elles auront lieu. Et même si elles se tiennent, dans quel contexte ?

Une chose est sûre : le Burkina Faso est à la croisée des chemins. Soit la junte continue sur sa lancée autoritaire, soit elle fait marche arrière. Mais pour l’instant, rien ne laisse penser qu’elle va changer de cap.

En attendant, les Burkinabè doivent faire face à une réalité : leur pays est en train de glisser vers un régime de plus en plus répressif. Et ça, c’est inquiétant.

FAQ

La junte justifie cette décision par la nécessité de stabiliser le pays. Mais en réalité, il s’agit surtout de consolider son pouvoir et d’éliminer toute opposition.

Les conséquences sont multiples : moins de libertés, une répression accrue, et un avenir politique incertain. Les citoyens risquent de payer le prix fort.

Probablement. Mais les réactions pourraient être limitées, surtout si la junte maintient son discours sur la stabilité du pays.

En attendant, on peut se demander : jusqu’où ira la junte ? Et surtout, jusqu’où les Burkinabè sont-ils prêts à accepter cette situation ?