Le CAC 40 a reculé de plus de 3 % cette semaine, dans un contexte marqué par l’absence de discussions entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre, tandis que Téhéran maintient la fermeture du détroit d’Ormuz. Selon Capital, cette situation géopolitique bloque toute amélioration de la croissance économique mondiale et alimente les craintes d’une inflation persistante. Les prix du pétrole ont grimpé de 17 % cette semaine, renforçant les pressions baissières sur les marchés actions.

Ce qu’il faut retenir

  • Le CAC 40 a perdu plus de 3 % cette semaine en raison de l’impasse entre l’Iran et les États-Unis.
  • La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran et le maintien du blocus des ports iraniens par Washington maintiennent une tension géopolitique élevée.
  • Les prix du pétrole ont augmenté de 17 % cette semaine, alimentant les craintes d’une inflation accrue.
  • La lettre d’investissement Momentum a mieux résisté que l’indice, grâce à des performances solides de TotalEnergies (+6 %) et Orange (+3 %).
  • STMicroelectronics affiche une hausse hebdomadaire de 15 %, avec un gain de 54 % depuis son niveau d’achat du 19 mars 2026.

Un scénario central optimiste malgré les tensions

D’après Capital, le scénario central de LBP AM (La Banque Postale Asset Management) table sur une désescalade progressive entre l’Iran et les États-Unis. « C’est dans l’intérêt » des deux parties, qui « semblent chercher une issue acceptable » à ce conflit au Moyen-Orient. Une réouverture partielle du détroit d’Ormuz d’ici quelques semaines pourrait atténuer les pressions sur les marchés, sans pour autant remettre en cause le cycle économique mondial à moyen terme.

Cependant, LBP AM souligne que les fondamentaux économiques se dégradent chaque jour davantage tant que le détroit n’est pas réouvert. « Si l’Iran ne met pas fin à sa fermeture d’ici quelques semaines, les risques de pénuries augmenteront », a prévenu le gérant d’actifs. Cette situation justifie une prudence accrue à court terme sur les marchés actions, malgré un optimisme relatif pour le moyen terme.

Les actions sélectionnées par Momentum résistent mieux que le CAC 40

La lettre d’investissement Momentum, basée sur l’analyse technique et financière, a globalement mieux résisté que le CAC 40 cette semaine. Plusieurs valeurs de sa sélection ont affiché des performances supérieures à l’indice, comme TotalEnergies (+6 %) ou Orange (+3 %). STMicroelectronics, malgré des allégements conseillés trop tôt, a enregistré une hausse hebdomadaire de 15 %, portant son gain à 54 % depuis son niveau d’achat du 19 mars 2026 (27,69 €).

Parmi les autres actions suivies par Momentum, certaines ont enregistré des gains significatifs, tandis que d’autres ont déçu en raison de leurs résultats trimestriels. Airbus, Carrefour, BNP Paribas, Pernod-Ricard, Virbac, FDJ, Kering, Publicis, Scor, Unibail-Rodamco-Westfield (URW), Eiffage et STMicroelectronics figuraient parmi les valeurs analysées cette semaine. Depuis le lancement de la lettre, cette sélection a surperformé le CAC 40.

Les fondamentaux économiques restent sous tension

Selon LBP AM, les perspectives à moyen terme restent favorables grâce à la solidité des résultats trimestriels des entreprises cotées, au soutien budgétaire des grandes puissances et à une politique monétaire de la Fed susceptible de ne pas réagir à l’inflation des prix de l’énergie. « La Fed pourrait choisir d’ignorer l’inflation des prix du pétrole et du gaz », a expliqué le gérant d’actifs, rassurant ainsi les investisseurs sur la trajectoire des taux d’intérêt.

Pourtant, à court terme, les investisseurs ont « très vite fait le pari d’une désescalade » et surpondéré les actions, alors que les indicateurs économiques se détériorent. « Les investisseurs ne sont plus sous-pondérés » sur les actions, ce qui rend le marché plus vulnérable à une mauvaise nouvelle, notamment si le détroit d’Ormuz reste fermé.

Et maintenant ?

La réouverture progressive du détroit d’Ormuz d’ici quelques semaines constituerait un signal fort pour les marchés, permettant de réduire les tensions sur les prix de l’énergie et de stabiliser les indices boursiers. En attendant, les investisseurs restent attentistes, tandis que les analystes surveillent de près l’évolution des négociations entre Téhéran et Washington. Une nouvelle hausse des prix du pétrole ou une escalade militaire pourrait accentuer les pressions baissières sur le CAC 40 et les autres places financières.

La lettre d’investissement Momentum continue d’accompagner ses abonnés avec des analyses techniques et financières quotidiennes, ainsi qu’un suivi détaillé de la situation géopolitique. Pour profiter de ses conseils, un abonnement d’un an permet d’obtenir cinq mois offerts, comme le propose Capital.

Le détroit d’Ormuz est une route maritime stratégique pour le transport du pétrole. Sa fermeture perturbe l’approvisionnement en énergie, ce qui fait monter les prix du pétrole et du gaz. Cette hausse des coûts se répercute sur l’inflation et freine la croissance économique, ce qui pèse sur les marchés actions, comme l’explique Capital.