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Alors que la baril n'a pas été aussi cher depuis 2022, l'appétit pour le risque restait comprimé à la Bourse de Paris, dont l'indice phare le CAC40, a perdu 0,39% mercredi, à 72 points au-dessus du seuil symbolique des 8 000 points, à la veille de l'issue d'un Conseil des Gouverneurs de la BCE.
Ce qu'il faut retenir
- Le CAC 40 a perdu 0,39% mercredi, à 72 points au-dessus du seuil symbolique des 8 000 points.
- Les États-Unis ont évoqué la perspective d'un long blocus des ports iraniens, avec un impact immédiat sur les cours du pétrole.
- Bénédicte Kukla, Chief Strategist chez Indosuez Wealth Management, pense que la BCE devrait rester attentiste lors de sa réunion du 30 avril.
- Le baril de Brent a atteint 125$.
Les États-Unis ont évoqué mercredi 29 avril la perspective d'un long blocus des ports iraniens, avec un impact immédiat sur les cours du pétrole, alors que les perspectives de tractations avec l'Iran sont au point mort. De son côté, Téhéran a accusé Washington de vouloir l'effondrement de la République islamique.
Sur fond de négociations au point mort, le marché mise donc désormais sur un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, ce qui a pour effet direct d'alimenter une flambée des prix du pétrole. Une situation géopolitique qui a forcément percuté le Comité de politique monétaire de la Fed, achevé hier soir par un statu quo sur les taux.
Côté valeurs, Airbus a grimpé de 5,1% alors que la société a pourtant manqué le consensus au premier trimestre. La direction de la société a toutefois donné des éléments d'explications rassurants sur la trajectoire de livraisons. Totalenergies clôture quasi stable (-0,05%), en dépit de la hausse des prix de l'or noir et de la publication de résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre, avec un bond de 51% de son bénéfice net.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé en ordre dispersé, les coûts des intrants industriels pénalisant le DJI (-0,57%) et la pluie de résultats trimestriels sur les GAFAM permettant au Nasdaq Composite de clôturer symboliquement dans le vert (+0,04%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a fini stable à 7 135 points.
A l'agenda macroéconomique ce jeudi, à suivre les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage outre Atlantique à 14h30, les prix à la consommation en Zone Euro à 11h00, et la conférence de presse de la BCE à 14h45.
Les autres classes d'actifs à risque
- Le baril de Brent a atteint 125$.
- La monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1700$.
- Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 109$.
- Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,34%.
L'indice phare français poursuit son mouvement de reflux sous le gap baissier du 02 mars, niveau de résistance formé dès le début de l'intervention militaire américaine en Iran. Ce niveau graphique, technique et psychologique de pression vaut 8 450 points.
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.
On prendra soin de noter qu'un franchissement des 8362.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 7940.00 points relancerait la pression vendeuse.
Et maintenant, nous attendons avec intérêt les prochaines échéances et les décisions de la BCE.