Selon BFM Bourse, le CAC 40 a clôturé la première séance de la semaine en légère baisse de 0,33 %, terminant sous le seuil des 8 500 points après avoir brièvement franchi cette barrière en séance. Le repli de l'indice parisien, principalement porté par les valeurs de la construction, a permis de combler intégralement le « gap » baissier formé le 2 mars 2026, lors de l'entrée en guerre des États-Unis contre l'Iran. Une séquence technique désormais refermée après quatre mois de tension sur les marchés.

Ce qu'il faut retenir

  • Le CAC 40 recule de 0,33 % en clôture, sous les 8 500 points, après avoir brièvement franchi ce seuil en séance.
  • Le gap baissier du 2 mars 2026, né de l'escalade géopolitique au Moyen-Orient, est désormais intégralement comblé.
  • Vinci (-2,07 %), Eiffage (-2,16 %) et Saint-Gobain (-1,32 %) ont pesé sur l'indice, dans un secteur de la construction en difficulté.
  • L'indice Sentix de confiance des investisseurs en zone euro s'améliore à -3,1, dépassant les attentes des analystes.
  • Thales (+1,2 %) progresse après l'annonce d'un rachat stratégique pour 3,9 milliards d'euros d'Exail Technologies.
  • Côté américaines, le S&P 500 gagne 0,72 % à 7 537 points, tandis que le Nasdaq Composite affiche +1,12 %.

Un gap technique refermé après quatre mois de tension

Le CAC 40 a connu une séance contrastée ce lundi 6 juillet. Si l'indice a brièvement franchi la barre symbolique des 8 500 points en cours de journée, il a finalement cédé 0,33 % pour terminer à 8 477 points. Une performance modérée qui masque une évolution technique majeure : la fermeture définitive du « gap » baissier apparu le 2 mars, au moment où les tensions entre Washington et Téhéran s'étaient brusquement intensifiées. Ce fossé de cotation, dont la borne haute se situait à 8 553 points, a été intégralement comblé en séance, marquant un tournant pour les opérateurs.

Ce gap, visible sur les graphiques en données horaires, avait servi de point d'attraction pour les investisseurs depuis le mois de mars. Selon les analystes de BFM Bourse, sa fermeture intervient dans un contexte où le CAC 40 avait déjà franchi, le 12 juin dernier, une résistance court terme à 8 280 points, confirmant ainsi une dynamique haussière de fond. « L'effet d'attraction du gap baissier du 2 mars est désormais derrière nous », soulignent-ils dans leur analyse.

Les valeurs de la construction freinent l'indice parisien

Parmi les 40 valeurs composant le CAC 40, le secteur de la construction a joué les trouble-fêtes. Vinci, Eiffage et Saint-Gobain ont enregistré des reculs respectifs de 2,07 %, 2,16 % et 1,32 %, pesant sur l'ensemble de l'indice. Une contre-performance qui contraste avec la tendance générale des marchés européens, où les opérateurs ont accueilli favorablement l'amélioration de l'indice Sentix de confiance des investisseurs en zone euro.

L'indice Sentix, bien que toujours en territoire négatif, s'est établi à -3,1, dépassant les attentes des analystes qui tablaient sur une stabilité ou une légère amélioration. De son côté, le baromètre américain de l'activité dans les services, l'ISM Services, s'est affiché à 54 points, très proche des prévisions, confirmant une dynamique économique stable outre-Atlantique. Autant dire que les signaux macroéconomiques n'ont pas pesé sur les décisions des investisseurs.

Thales et les petites capitalisations en tête des performances

Côté valeurs individuelles, Thales a tiré son épingle du jeu avec une progression de 1,2 %. L'équipementier français a annoncé l'acquisition d'Exail Technologies pour un montant de 3,9 milliards d'euros en valeur d'entreprise. Un investissement considéré comme stratégique par les analystes, malgré son prix élevé. « Cette opération renforce notre position sur les marchés de la défense et de l'aérospatial », a déclaré Patrice Caine, président-directeur général de Thales, dans un communiqué.

Dans le compartiment des petites capitalisations, Carvolix a réalisé une performance remarquée avec un bond de 10 %. La « medtech » a publié des données prometteuses pour Tavipilot, sa plateforme d'implantation de valves aortiques pilotée par intelligence artificielle. De son côté, OVHcloud, spécialiste du cloud computing et des serveurs, a enregistré une hausse de 7,84 %, se classant en tête du palmarès du compartiment A de la cote parisienne.

Wall Street dans le vert, portée par les semi-conducteurs

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices américains ont affiché une séance positive, profitant d'un week-end prolongé pour rebondir. Le Dow Jones a gagné 0,29 %, tandis que le Nasdaq Composite a progressé de 1,12 %, soutenu par les valeurs technologiques, notamment les semi-conducteurs. Le S&P 500, souvent considéré comme le baromètre de l'appétit pour le risque, a clôturé en hausse de 0,72 % à 7 537 points, confirmant une tendance haussière sur les marchés actions américains.

Autres classes d'actifs : l'euro stable, le pétrole en légère baisse

Sur le marché des changes, l'euro s'échangeait ce mardi matin à 1,1425 dollar, un niveau proche de celui de la veille. Le baril de WTI, référence pour les marchés financiers, s'affichait autour de 69,12 dollars, en légère baisse. Les Treasuries à 10 ans, obligations souveraines américaines, affichaient un rendement légèrement supérieur à 4,47 %, tandis que l'indice de volatilité VIX, mesurant la peur des investisseurs, s'établissait à 15,80 à la clôture du S&P 500.

Côté agenda économique, les opérateurs surveilleront ce mardi après-midi la publication de la balance commerciale américaine à 14h30, un indicateur clé pour évaluer la santé économique des États-Unis. Une donnée qui pourrait influencer les décisions des investisseurs en fin de journée.

Et maintenant ?

À court terme, les analystes de BFM Bourse adoptent une position neutre sur le CAC 40. Leur analyse graphique indique que le franchissement des 8 645 points pourrait relancer la pression acheteuse, tandis qu'une rupture des 8 280 points raviverait les craintes des vendeurs. Pour les prochaines séances, l'attention se portera sur l'évolution des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ainsi que sur les publications des résultats trimestriels des grandes entreprises françaises, dont certaines sont attendues dès la semaine prochaine.

La fermeture du gap baissier du 2 mars marque une étape technique importante pour le CAC 40, mais elle ne résout pas les incertitudes économiques et géopolitiques qui pèsent sur les marchés. Les investisseurs restent attentifs aux signaux macroéconomiques et aux décisions des banques centrales, dont les prochaines annonces pourraient peser sur la dynamique des marchés actions dans les semaines à venir.

Ce gap baissier, apparu le 2 mars 2026 lors de l'entrée en guerre des États-Unis contre l'Iran, a créé un fossé technique sur le graphique du CAC 40. Les investisseurs considèrent souvent ces écarts comme des zones d'attraction : soit le cours revient combler le gap (comme ce fut le cas hier), soit il accélère dans la direction opposée. Sa fermeture en séance lundi marque la fin d'une période de tension et pourrait rassurer les marchés sur la résilience de l'économie française face aux chocs externes.