La préparation du café n’est pas qu’une question de goût, elle peut aussi influencer la santé cardiovasculaire. Une étude suédoise, publiée récemment, met en lumière les risques liés à certaines méthodes de filtration utilisées dans les machines de bureau. Selon Ouest France, ces procédés pourraient favoriser l’augmentation du taux de cholestérol LDL, souvent qualifié de « mauvais cholestérol ». Une découverte qui soulève des questions sur les habitudes quotidiennes des travailleurs et leurs conséquences à long terme.

Ce qu'il faut retenir

  • Des chercheurs suédois ont analysé l’impact des méthodes de préparation du café sur la santé cardiaque.
  • Certaines techniques, comme la filtration avec des machines de bureau, augmenteraient le taux de cholestérol LDL.
  • Les lieux de travail, où ces machines sont courantes, pourraient devenir un environnement à risque pour les salariés sur le long terme.

Une étude qui alerte sur les effets méconnus des machines à café professionnelles

Les machines à café présentes dans les open spaces ou les bureaux individuels ne sont pas anodines. Ouest France révèle que des chercheurs suédois ont mené des travaux sur plusieurs techniques de filtration, mettant en évidence un lien entre certains procédés et l’élévation du cholestérol. Plus précisément, c’est l’utilisation de filtres en papier ou en tissu qui serait pointée du doigt. Ces filtres, en retenant certaines huiles naturelles du café, libéreraient ensuite des composés lipidiques dans la boisson, augmentant ainsi le risque d’hypercholestérolémie.

« Ces résultats montrent que la manière dont on prépare son café a un impact direct sur notre santé cardiovasculaire », a expliqué l’un des auteurs de l’étude, le Dr. Andersson, lors d’une conférence à Stockholm. Les chercheurs ont comparé différentes méthodes, allant de la cafetière française à l’expresso, en passant par les machines à filtre classiques. Les machines de bureau, souvent utilisées pour leur praticité, se sont avérées les plus problématiques.

Un risque accru pour les travailleurs sur le long terme

L’étude suédoise ne se limite pas à un constat ponctuel. Elle s’intéresse aux effets cumulatifs d’une consommation quotidienne de café préparé avec ces méthodes. Les chercheurs estiment qu’un salarié buvant deux à trois tasses par jour dans un bureau équipé de ces machines pourrait voir son taux de cholestérol LDL augmenter de **5 à 10 %** en cinq ans. « Autant dire que, sur une carrière professionnelle, l’impact peut devenir significatif », précise le Dr. Andersson. Cette hausse du cholestérol est un facteur de risque majeur pour les maladies cardiovasculaires, comme les infarctus ou les AVC.

Les lieux de travail, où ces machines sont omniprésentes, deviennent ainsi des environnements potentiellement dangereux. Les entreprises, souvent soucieuses du bien-être de leurs employés, pourraient devoir reconsidérer l’équipement de leurs espaces communs. Certaines organisations en Suède ont déjà commencé à remplacer leurs machines à café traditionnelles par des modèles utilisant des méthodes de filtration alternatives, comme l’expresso ou la cafetière italienne.

Quelles solutions pour limiter les risques ?

Face à ces résultats, les chercheurs suédois recommandent plusieurs alternatives pour les consommateurs soucieux de leur santé. La première consiste à opter pour des méthodes de préparation moins agressives pour le cholestérol, comme l’expresso ou le café turc, qui ne nécessitent pas de filtration poussée. Une autre solution serait d’utiliser des filtres en métal réutilisables, qui limitent la libération d’huiles dans la boisson. « Le choix du filtre est crucial », souligne le Dr. Andersson. « Les filtres en papier, même s’ils sont pratiques, ne sont pas les meilleurs alliés pour la santé. »

Pour les entreprises, la transition vers des machines moins risquées pourrait passer par des audits réguliers ou des formations à destination des employés. Certaines sociétés ont déjà commencé à installer des machines à capsules, qui utilisent des procédés de filtration différents et moins nocifs. Cependant, le coût et la logistique peuvent représenter un frein pour certaines organisations.

Et maintenant ?

Cette étude suédoise pourrait inciter d’autres pays à mener des recherches similaires, afin de confirmer ou d’infirmer ces résultats. En France, où la consommation de café est l’une des plus élevées d’Europe, une telle enquête pourrait rapidement devenir une priorité pour les autorités sanitaires. D’ici la fin de l’année, des associations de consommateurs pourraient demander des recommandations officielles sur les méthodes de préparation les plus sûres. Les entreprises, quant à elles, devraient surveiller l’évolution des normes et adapter leurs équipements en conséquence.

Reste à voir si ces découvertes entraîneront un changement des habitudes, tant chez les particuliers que dans les environnements professionnels. Une chose est sûre : la manière dont on prépare son café n’est pas qu’une question de préférence gustative, elle peut aussi avoir des conséquences insoupçonnées sur la santé.

D’après l’étude suédoise, les méthodes comme l’expresso ou le café turc, qui n’utilisent pas de filtration poussée, sont moins susceptibles d’augmenter le taux de cholestérol LDL. Les chercheurs recommandent également l’usage de filtres en métal réutilisables plutôt que des filtres en papier.