L’adaptation cinématographique de Call of Duty, l’un des projets les plus attendus de 2026, s’annonce sous les plus mauvais auspices. Selon Numerama, le réalisateur choisi par Paramount et Microsoft, Peter Berg, se retrouve au cœur d’une polémique liée à des déclarations passées jugées méprisantes envers les joueurs de jeux vidéo.

Ce qu'il faut retenir

  • Peter Berg, nommé réalisateur de l’adaptation de Call of Duty, a tenu des propos très critiques envers les joueurs en 2013.
  • Il avait qualifié les gamers de « pathétiques » et de « faibles », tout en moquant leur « courage de clavier ».
  • Ces déclarations ont provoqué une vague de réactions négatives sur des forums comme ResetEra.
  • L’échec du film Battleship, également réalisé par Berg, est souvent cité comme un précédent inquiétant.
  • La communauté des joueurs attend désormais avec méfiance cette adaptation, malgré l’ampleur du projet.

Un choix de réalisateur déjà controversé

Alors que l’adaptation de Call of Duty est l’un des films les plus ambitieux de 2026, le nom de Peter Berg comme réalisateur a immédiatement suscité des critiques. Selon Numerama, des internautes ont exhumé une interview accordée par le cinéaste au magazine Esquire en 2013, où il avait tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre des joueurs de jeux vidéo.

Dans cet entretien, Berg, qui se présente comme un « défenseur de la virilité américaine », n’avait pas hésité à qualifier les gamers de « pathétiques » et de « faibles ». Il avait notamment déclaré : « Pathétique. Pathétique. Le courage de clavier. Je ne peux pas le supporter », avant d’ajouter : « Quiconque reste assis à jouer à des jeux vidéo pendant quatre heures… C’est faible. Sortez, faites quelque chose. »

Un passé qui pèse sur le présent

Pour Berg, la seule exception acceptable concernait les militaires en service qui s’ennuieraient entre deux missions. Pour le reste, et notamment pour les « gamins », son verdict était sans appel : le jeu vidéo serait une preuve de mollesse. Une position qui, selon Numerama, a immédiatement déclenché une « bronca » sur des forums comme ResetEra, où de nombreux utilisateurs brandissent l’échec de Battleship pour contester son aptitude à porter la franchise Call of Duty.

« Son film Battleship était un naufrage, et maintenant il vient donner des leçons de force à ceux qui vont payer leur place de ciné ? », s’indigne un internaute cité par Numerama. Pour beaucoup, Peter Berg incarne exactement ce qu’ils redoutaient pour Call of Duty : une vision caricaturale et dédaigneuse du support original.

« Quiconque reste assis à jouer à des jeux vidéo pendant quatre heures… C’est faible. Sortez, faites quelque chose. »
— Peter Berg, dans une interview accordée à Esquire en 2013

Un bad buzz qui s’ajoute à d’autres défis

Ce bad buzz intervient à peine quelques semaines après l’annonce d’un autre film tiré d’un jeu vidéo, Battlefield, dont la sortie est prévue fin avril 2026. Une coïncidence qui ne manque pas de souligner les tensions autour des adaptations de jeux vidéo, un genre déjà marqué par des échecs retentissants.

Certains défenseurs de Berg soulignent que ces propos datent de 2013 et que l’homme a pu évoluer depuis. D’autres estiment que l’attrait financier d’un projet comme Call of Duty — l’une des franchises les plus rentables de l’industrie du jeu — a pu « lubrifier » son opinion sur le sujet. Quoi qu’il en soit, le mal est fait : la communauté des joueurs, souvent très engagée, n’a pas manqué de réagir.

Call of Duty, une franchise entre enjeux financiers et attentes culturelles

Call of Duty représente un enjeu majeur pour les studios impliqués. La franchise, qui génère des milliards de dollars chaque année, est l’une des plus lucratives de l’industrie du jeu vidéo. Son adaptation cinématographique était donc très attendue, d’autant que le marché des films tirés de jeux vidéo peine à convaincre depuis des années.

Avec des franchises comme Mario ou Sonic ayant déjà tenté l’aventure avec des résultats mitigés, le pari est risqué. Les attentes sont d’autant plus élevées que Call of Duty s’adresse à un public très large, composé aussi bien de joueurs occasionnels que de fans inconditionnels. Le choix de Peter Berg, perçu comme un outsider par une partie de cette communauté, ne fait qu’ajouter à la pression.

Et maintenant ?

La polémique autour de Peter Berg pourrait contraindre Paramount et Microsoft à réagir, voire à reconsidérer leur choix. Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite pour apaiser les tensions. La sortie du film, prévue en 2026, reste donc suspendue à la capacité des producteurs à rassurer la communauté des joueurs.

Dans les prochains mois, on devrait assister à une intensification des échanges entre les studios et les fans, avec peut-être des ajustements créatifs pour éviter un rejet pur et simple du projet. Reste à savoir si Peter Berg parviendra à transformer cette polémique en opportunité ou si, au contraire, elle servira de catalyseur à l’échec du film.

Une chose est sûre : l’adaptation de Call of Duty ne partira pas sur de bonnes bases. Entre les attentes des joueurs et les erreurs de communication passées, le chemin s’annonce semé d’embûches pour les studios impliqués.

Peter Berg a notamment réalisé Battleship, adapté du célèbre jeu de plateau, qui a été un échec critique et commercial. Ce précédent est souvent cité par les détracteurs du réalisateur pour remettre en cause sa légitimité à adapter une franchise aussi emblématique que Call of Duty.

La sortie du film est actuellement prévue pour 2026, sans date précise annoncée à ce jour. Le projet est l’un des plus ambitieux de l’année, mais la polémique autour de son réalisateur pourrait entraîner des reports ou des modifications.