Un don de 1,6 milliard de francs CFA – soit 2,44 millions d’euros – offert par la Chine au Cameroun divise l’opinion publique. Annoncée le 27 avril 2026 lors d’une rencontre entre l’ambassadeur chinois et le ministre camerounais de l’Administration territoriale, cette généreuse donation a été qualifiée de « geste d’humanisme d’un pays ami » par le représentant du gouvernement. Pourtant, ce geste suscite des réserves, voire des critiques, notamment de la part d’acteurs non étatiques qui y voient un « cadeau potentiellement empoisonné ».
Ce qu’il faut retenir
- Un don chinois de 1,6 milliard de francs CFA (2,44 millions d’euros) a été annoncé le 27 avril 2026 au Cameroun.
- Cette donation a été présentée comme un « geste d’humanisme » par un membre du gouvernement camerounais.
- Des acteurs non étatiques évoquent un possible « cadeau empoisonné » et soulèvent des questions sur ses implications.
Un don chinois accueilli avec des réactions contrastées
Lors de l’annonce officielle, le 27 avril 2026, l’ambassadeur de Chine au Cameroun a remis symboliquement ce don au ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Selon les déclarations rapportées par RFI, le gouvernement camerounais a salué ce geste comme un « geste d’humanisme d’un pays ami ». Une formule qui reflète l’importance des relations diplomatiques entre les deux nations, marquées par une coopération économique et sécuritaire croissante ces dernières années.
Toutefois, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Côté société civile et certains observateurs, le don soulève des interrogations. L’expression « cadeau potentiellement empoisonné » revient régulièrement pour désigner les risques sous-jacents, notamment en termes de dépendance économique ou d’influence politique. Autant dire que cette donation, bien que généreuse en apparence, s’inscrit dans un débat plus large sur la nature des partenariats internationaux du Cameroun.
Des craintes liées à la dépendance et à l’influence étrangère
Les détracteurs du don mettent en avant plusieurs risques. D’abord, la question de la dépendance alimentaire : un apport massif de denrées pourrait, à terme, fragiliser les producteurs locaux en inondant le marché de produits moins chers, voire subventionnés. Ensuite, certains craignent que ce geste ne s’inscrive dans une stratégie plus large de Pékin pour renforcer son influence en Afrique centrale, via des investissements et des aides conditionnelles.
D’après RFI, ces critiques émanent principalement d’organisations de la société civile et de certains médias indépendants. Aucun détail n’a encore été rendu public sur la nature exacte des produits offerts – céréales, riz, ou autres denrées de base – ni sur les modalités de leur distribution. Une opacité qui alimente les suspicions et nourrit les controverses autour de cette donation.
En attendant, cette affaire illustre les tensions entre les impératifs de solidarité internationale et les enjeux de souveraineté économique. Une question qui dépasse largement les frontières du Cameroun et qui pourrait inspirer d’autres pays africains face à l’afflux de dons chinois.
Selon les informations rapportées par RFI, il s’agit d’une donation d’une valeur de 1,6 milliard de francs CFA (2,44 millions d’euros), annoncée officiellement le 27 avril 2026. Aucun détail n’a encore été communiqué sur la nature exacte des produits offerts ou les modalités de leur distribution.