Le Conseil d'État a rejeté le recours de la Jeune Garde contre son décret de dissolution, mais l'avocat de l'organisation antifasciste affirme que cela n'aura pas d'impact majeur sur le mouvement.
Ce qu'il faut retenir
- Le Conseil d'État rejette le recours de la Jeune Garde contre sa dissolution.
- L'avocat de l'organisation estime que cela n'arrêtera pas le mouvement antifasciste.
- La dissolution de la Jeune Garde a été décidée en juin 2025.
Réaction de l'avocat de la Jeune Garde
L'avocat de la Jeune Garde, Me Paul Mathonnet, a déclaré à BFMTV que malgré le rejet de leur recours, le mouvement antifasciste ne sera pas freiné dans son élan. Il souligne que d'autres initiatives démocratiques continueront de soutenir la lutte contre l'extrême droite, en déplorant que les événements de Lyon ne reflètent pas les actions de l'organisation.
Contexte de la décision du Conseil d'État
Le Conseil d'État a rejeté le recours de la Jeune Garde contesté sa dissolution prononcée en juin 2025, citant des incidents violents à Strasbourg, Paris et Lyon entre 2023 et 2025. L'avocat reconnaît que cette issue était prévisible mais estime qu'elle n'a pas de réelle importance désormais, vu l'impossibilité pour la Jeune Garde de poursuivre ses activités face à la hostilité qui les entoure.
Position du Ministère de l'Intérieur
Le Ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a salué cette décision comme un pas important pour la préservation de l'ordre public et des valeurs républicaines. Il a souligné que la violence ne peut être légitimée comme moyen d'expression.
La dissolution de la Jeune Garde, mouvement antifasciste créé en 2018 par Raphaël Arnault, député depuis 2024, suscite des réactions contrastées et soulève des interrogations sur l'avenir de la lutte contre l'extrémisme en France.