Un ancien camping naturiste des Côtes-d’Armor, situé à Bourseul, change de vocation pour l’année 2026. Selon Ouest France, le site Pallieter, jusqu’alors dédié à la pratique du naturisme, a été repris par Élodie et Cédric Rousteau, un couple originaire de la Sarthe. Le nouveau projet, baptisé « Terre d’Armor », abandonne le modèle naturiste pour s’ouvrir à une clientèle « textile » à partir du 30 avril prochain.

Ce qu'il faut retenir

  • Le camping Pallieter à Bourseul (Côtes-d’Armor), anciennement naturiste, est repris par un couple venu de la Sarthe.
  • Le site est renommé « Terre d’Armor » et ouvre ses portes le 30 avril 2026 sous un modèle « textile ».
  • La saison 2026 s’étendra jusqu’au 30 septembre 2026.
  • Les nouveaux propriétaires ont annoncé la pose de portes aux douches, une mesure symbolique de la transformation du site.
  • Cette reconversion s’inscrit dans une volonté de diversification de l’offre touristique en Bretagne.

Le changement de cap du camping Pallieter ne relève pas du hasard. Élodie et Cédric Rousteau, jusqu’alors installés dans le sud de la Sarthe, ont fait le choix de quitter leur région pour reprendre ce site emblématique des Côtes-d’Armor. Ce dernier était auparavant connu pour être l’un des rares campings naturistes de la région. Désormais, l’établissement misera sur une clientèle plus large, en abandonnant les codes du naturisme au profit d’un environnement « textile » — une évolution qui se traduira notamment par l’installation de portes aux douches, une modification visible pour les futurs vacanciers.

Ce projet de reconversion s’inscrit dans une dynamique plus large de renouvellement de l’offre touristique bretonne. La saison 2026, qui débutera le 30 avril et s’achèvera le 30 septembre, marquera les premiers pas de « Terre d’Armor » sous sa nouvelle identité. Les nouveaux propriétaires ont indiqué vouloir proposer une expérience inclusive, tout en respectant les attentes d’une clientèle variée. L’absence de naturisme ne signifie pas pour autant une rupture avec les valeurs d’accueil et de convivialité qui caractérisaient auparavant le site.

« On a mis des portes aux douches », a souligné Élodie Rousteau à Ouest France. « Cela marque un changement clair dans la philosophie du lieu, tout en conservant son esprit familial et chaleureux. »

La transformation du camping Pallieter en « Terre d’Armor » intervient à un moment où le tourisme en Bretagne cherche à diversifier son offre. Les sites naturistes, bien que populaires auprès d’une niche de visiteurs, ne représentent qu’une partie marginale de l’industrie touristique régionale. En misant sur une clientèle plus large, le couple Rousteau mise sur une fréquentation accrue, tout en s’adaptant aux évolutions des attentes des vacanciers. La Bretagne, connue pour ses paysages variés et son patrimoine culturel, attire chaque année des millions de touristes — une manne économique que le nouveau propriétaire souhaite capter en partie.

Côté pratique, le camping « Terre d’Armor » proposera des emplacements pour tentes, caravanes et mobil-homes, ainsi que des hébergements insolites ou classiques. Les tarifs et les services détaillés seront communiqués prochainement par les nouveaux propriétaires, qui ont d’ores et déjà lancé une campagne d’information pour attirer les premiers visiteurs. L’accent sera mis sur des activités adaptées à tous, avec une programmation qui reste à préciser.

Et maintenant ?

La saison inaugurale de « Terre d’Armor » s’ouvrira officiellement le 30 avril 2026. D’ici là, les propriétaires finaliseront les aménagements et peaufineront leur offre pour séduire une clientèle diversifiée. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’accueil réservé à cette reconversion, alors que la Bretagne mise sur un tourisme de proximité et durable. Reste à voir si cette transformation permettra de fidéliser une nouvelle clientèle tout en conservant l’esprit convivial du site.

Cette transition illustre également les défis auxquels font face les acteurs du tourisme en Bretagne, où la concurrence entre destinations et types d’hébergement ne cesse de s’intensifier. Pour les Rousteau, l’enjeu sera double : réussir la transition vers un modèle « textile » tout en maintenant l’attractivité du site. Une question se pose alors : cette reconversion suffira-t-elle à attirer un public plus large, ou le naturisme restera-t-il une niche difficile à remplacer ?

Un camping naturiste est un établissement où la nudité est autorisée dans certaines zones (piscines, douches, espaces communs), tandis qu’un camping textile impose le port du maillot de bain ou des vêtements en toutes circonstances. La transformation de Pallieter en « Terre d’Armor » s’accompagne notamment de l’installation de portes aux douches, une mesure symbolique de cette transition.

Oui, la Bretagne accueille encore quelques campings naturistes, bien que leur nombre ait diminué ces dernières années. Ces établissements attirent principalement une clientèle en quête de détente et de convivialité dans un cadre naturel. Leur reconversion en campings « textiles » s’inscrit parfois dans une logique de diversification de l’offre touristique régionale.