Alors que les vagues de chaleur successives de ce mois de mai poussent une partie des Français à rester chez eux, les cinémas représentent une alternative séduisante grâce à leurs salles climatisées. Selon Le Figaro, cette tendance se confirme, même si l’impact sur la fréquentation reste contrasté selon les horaires. Les séances en soirée tirent leur épingle du jeu, tandis que celles de l’après-midi pâtissent davantage des températures élevées.
Ce qu'il faut retenir
- Une baisse de 15 % des entrées en après-midi pour le groupe UGC, contre seulement 5 % en soirée lors de la vague de chaleur récente.
- Le Festival de Cannes 2026 a boosté plusieurs films, comme « La Vénus électrique », qui enregistre déjà 500 000 entrées.
- Les salles de cinéma affichent une hausse de 20 % des entrées sur les quatre premiers mois de 2026, avec 5 millions de tickets supplémentaires vendus en avril 2026 par rapport à avril 2025.
- « La Bataille de Gaulle », prévu le 3 juin, et « L’Objet du délit », sorti le 28 mai, pourraient prolonger cette dynamique.
- Les superproductions estivales, comme « The Mandalorian and Grogu » ou « Toy Story 5 », devraient maintenir l’attrait du public malgré la concurrence de la Coupe du monde de football.
Des salles climatisées, un refuge contre la chaleur
Alors que les températures grimpent, les cinémas deviennent un lieu de prédilection pour échapper à la canicule. Selon Le Figaro, le groupe UGC a observé un phénomène intéressant : si les séances d’après-midi accusent une baisse de 15 % par rapport à la moyenne habituelle, celles du soir ne reculent que de 5 %. Une résistance qui s’explique par l’affluence naturelle en fin de journée, quand les températures restent élevées.
Cette attractivité des salles en soirée n’est pas une surprise pour le secteur. « Les gens cherchent des espaces climatisés, et les cinémas en bénéficient », explique un responsable du groupe UGC cité par Le Figaro. « C’est presque l’heure de pointe pour le thermomètre ». Cependant, le week-end dernier a montré que la chaleur pouvait peser sur la fréquentation, malgré des sorties attendues comme « The Mandalorian and Grogu », nouveau volet de l’univers Star Wars.
Le Festival de Cannes, un tremplin pour le box-office
Le récent Festival de Cannes, clos le 24 mai, a joué un rôle clé dans l’offre cinématographique de ce printemps. Selon Marc-Olivier Sebbag, délégué général de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF), « habituellement, la période est aspirée par le festival. Cette année, on a observé une offre forte, avec des sorties importantes en parallèle de leur présentation à Cannes ». Un constat partagé par le secteur, qui a profité d’une programmation diversifiée.
Plusieurs films présentés en compétition ou hors compétition ont déjà séduit le public. « La Vénus électrique », comédie portée par un casting remarqué, affiche ainsi 500 000 entrées depuis sa sortie. D’autres titres, comme « L’Objet du délit » (sorti le 28 mai) ou « La Bataille de Gaulle » (prévu le 3 juin), pourraient prolonger cette dynamique. Ces deux derniers films s’inscrivent dans une tendance plus large : le retour en force des récits historiques, comme en témoignent également « Moulin » ou « Notre Salut », évoqués par Le Figaro.
Un mois de mai exceptionnel, avant les défis de l’été
Les quatre premiers mois de 2026 marquent un net rebond pour le cinéma français. Selon les chiffres de la FNCF, les entrées ont progressé de 20 % par rapport à la même période en 2025, avec 5 millions de tickets supplémentaires vendus en avril 2026. « Nous n’avons pas connu un aussi bon week-end de l’Ascension depuis 2010 », souligne Marc-Olivier Sebbag. Plusieurs facteurs expliquent ce succès : une programmation équilibrée, une médiatisation accrue grâce à Cannes, et des films grand public comme « Le Diable s’habille en Prada 2 », « Michael » (biopic sur Michael Jackson), ou encore « Super Mario Galaxy ».
Pourtant, la chaleur de fin mai a rappelé les limites de cette attractivité. « Le changement de météo impacte la fréquentation, qui reprend par la suite un cours normal », observe Marc-Olivier Sebbag. Le délégué général de la FNCF rappelle que les mois de juillet, souvent propices aux entrées grâce aux vacances et à la Fête du cinéma (du 28 juin au 1er juillet), devraient confirmer cette tendance. « Les spectateurs ont des goûts multiples », ajoute-t-il, évoquant la capacité du public à concilier plusieurs loisirs.
L’été sous le signe des blockbusters et des franchises
Les prochains mois s’annoncent chargés pour les salles obscures. Du côté des familles, « Toy Story 5 », dont la sortie est prévue pour l’été, mise sur la voix de Bad Bunny pour séduire, tandis que « Spider-Man : Brand New Day » promet de ravir les amateurs de super-héros. Côté adultes, Steven Spielberg revient avec « Disclosure Day », thriller de science-fiction annoncé pour le 4 juin, suivi de « L’Odyssée », nouvelle adaptation cinématographique du classique homérique par Christopher Nolan.
Pour l’heure, c’est « The Mandalorian and Grogu » qui truste la tête du box-office, même si son impact reste en deçà des attentes des professionnels. « Les spectateurs sont multi-activités », rappelle Marc-Olivier Sebbag. « Ils peuvent vouloir voir la France gagner à la Coupe du monde de football, puis se rendre au cinéma pour « La Bataille de Gaulle » ». Une complémentarité qui pourrait sauver l’été du cinéma français, malgré la concurrence des grands événements sportifs et des vacances estivales.
Avec l’arrivée de l’été et des vacances scolaires, les professionnels espèrent une fréquentation soutenue. Les superproductions, les comédies familiales et les films d’auteur présentés à Cannes devraient composer une offre variée, capable de séduire tous les publics. Une chose est sûre : malgré les aléas climatiques et la concurrence d’autres loisirs, le cinéma reste un pilier du divertissement en France.
Selon Le Figaro, les séances de soirée sont moins touchées car elles coïncident avec les heures où les températures restent élevées, poussant davantage de spectateurs à chercher des espaces climatisés. Le groupe UGC note ainsi une baisse de seulement 5 % en soirée, contre 15 % en après-midi.